Les Chroniques de Motor City #26 : la descente aux enfers de Marvin Barnes

Si vous n’êtes pas un historien féru de la NBA, vous ne connaissez pas Marvin Barnes, et c’est plutôt normal. L’histoire des Detroit Pistons ne retient que les grands joueurs du Hall of Fame ou les titres de champions. Avant Isiah Thomas et les Bad Boys, la franchise a longtemps peiné, enchaînant les saisons sans saveur avec des joueurs décevants. Ce constat est particulièrement vrai pour les années 70 où les Pistons n’ont existé que par Bob Lanier et Dave Bing, deux joueurs malheureusement trop seuls pour faire briller la franchise. Durant cette décennie très compliquée, Detroit aurait pourtant pu avoir un tout autre visage. Mais pour cela, il aurait fallu que Marvin Barnes fasse de meilleur choix.

Idole dans sa fac de Providence, qu’il mènera au premier Final Four de son histoire en 1973, Marvin Barnes sera catalogué dés le début de sa carrière comme un joueur fantasque. Il est largement au dessus des autres en NCAA mais de l’autre coté, il montre des signes d’un comportement inadapté au Basketball de haut niveau avec quelques soucis judiciaires, notamment le tabassage d’un coéquipier à coup de démonte-pneu. A cette occasion, il gagnera le surnom de « Bad News », qui le poursuivra toute sa vie. Mais ce bruit autour de Marvin Barnes ne l’empêchera pas pour autant de se faire drafter en NBA en 1974, à la deuxième position par les Sixers.

Sauf que Marvin Barnes n’entrera pas immédiatement en NBA, préférant signer dans l’American Basketball Association, l’ABA qui est la ligue concurrente de la NBA. L’ABA est réputée plus cool, plus flashy et aussi plus permissive avec les attaquants de grand talent, ce qui est indéniablement le cas de Barnes. Dans cette ligue, il réalise deux très bonnes premières saisons avec les Spirits of Saint-Louis et se montre même plus fort que son idole Julius Erving, alors MVP de l’ABA, lors des playoffs 75. Mais il y a un problème : en ABA dans les années 70, la drogue circule trop facilement et nombre de joueurs tombent dans la cocaïne, ce qui arrivera malheureusement à Marvin Barnes.

Jamais Marvin Barnes ne brillera avec les Pistons…

S’il fait illusion en ABA, les soucis de Marvin Barnes se révéleront au grand jour lors de la dissolution de l’ABA en 1976 et de sa fusion avec la NBA. C’est aussi à ce moment que l’histoire de « Bad News » rencontre celle des Detroit Pistons. En effet, lors de la draft de dispersion, les Pistons auront le choix entre Marvin Barnes et Moses Malone, et se laisseront berner par le potentiel de « Bad News », qui n’a plus rien du joueur qu’il était à Providence ou en ABA. En 1976, Marvin Barnes débarque dans la Motor City et alors qu’il aurait pu faire une raquette de folie avec Bob Lanier, il commencera là sa descente aux enfers.

La suite de l’histoire, vous la découvrirez dans cette Chronique. Au programme une longue chute, principalement à cause de la drogue, devenue omniprésente dans la vie de Marvin Barnes au fil des années. Alors qu’il avait le potentiel pour devenir l’un des meilleurs joueurs de la NBA, Marvin Barnes est devenu un sans-abri, passant de peine de prison à cures de désintoxication, finissant par être oublié de tous. Au final, si on parle de Marvin Barnes dans le podcast, c’est qu’il représente à merveille le basketteur talentueux mais fantasque typique des années 70 qui finit par voir sa carrière gâchée. Gâchée par la cocaïne et par une fascination malsaine pour le mode de vie des gangster de l’époque.

Rappel utile : si à la fin de cet épisode, vous avez trouvé ce podcast intéressant alors prenez quelques secondes pour mettre une note, pourquoi pas 5 étoiles, aux Chroniques de Motor City, dans la rubrique « Notes et Avis » de iTunes / Apple Podcast !

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