Les Chroniques de Motor City #25 : Record de points sur un match entre les Pistons et les Nuggets en 1983, symbole de la NBA de l’époque

Si les Detroit Pistons ont participé au match NBA avec le moins de points, ils ont également la particularité d’avoir également fait parti de l’événement inverse. Le 13 Décembre 1983, les Pistons, opposés aux Denver Nuggets, ont établi le record en jouant le match NBA avec le plus de points de l’histoire : les deux équipes ont marqué ensemble 370 points. En gagnant cette opposition 186-184, les Pistons sont entrés dans l’histoire et ont battu de nombreux records de productivité à l’occasion de cette orgie offensive encore inégalée aujourd’hui.

Imaginer que cette franchise des Pistons a pu offrir un tel festival offensif a de quoi surprendre au premier abord. Au fil des époques, les Pistons ont toujours été associés à une défense de fer, que ce soit la Goin To Work Era de 2004, capable de tenir ses adversaires à moins de 70 points, ou les Bad Boys, qui ont connu le succès en mettant en place un jeu plus que rugueux. Il n’y a jamais vraiment eu dans la Motor City des attaquants hors-pairs, des joueurs comme Jordan, Kobe ou Harden, capable de marquer 30 points régulièrement ou de prendre feu pour dépasser facilement les 50 points en une soirée. Même les joueurs les plus talentueux de l’Histoire de Detroit, et on pense à Isiah Thomas, Joe Dumars ou Bob Lanier sont surtout connus comme des joueurs durs et solides défensivement. La mentalité au coaching s’inscrit dans cette tendance et Chuck Daly ou Larry Brown ont gagné des titres en encaissant moins de points que leurs adversaires.

Et pourtant le record du match avec le plus grand nombre de points marqués en NBA, c’est bien les Pistons qui y ont participé ! Pour comprendre les raisons, il faut se rappeler du contexte de l’époque. Nous sommes en 1983 et les Detroit Pistons ne sont que dans la toute première saison de Chuck Daly comme coach de la franchise. Le socle de base des Bad Boys, à savoir Isiah Thomas, Bill Laimbeer et Vinnie Johnson, porte déjà le maillot de la Motor City mais Daly ne les a pas encore façonné pour faire d’eux cette future armée défensive, qui arrêtera le Showtime des Lakers et les Celtics de Bird.

La NBA des années 80, aussi offensive qu’en 2020

Pour avoir des résultats immédiatement, Chuck Daly doit composer avec les qualités des joueurs dont il dispose, et ces qualités-là sont tout simplement offensives. A ce titre, ce match et ce record sont aussi de beaux symboles de l’esprit de la NBA à cette époque-là. Au tout début des années 80, la Ligue est tournée vers l’attaque, avec des moyennes de points marqués et une PACE quasiment aussi hautes qu’en 2020. Le profil des joueurs est d’ailleurs calqué à cette image avec Isiah Thomas plus scoreur solitaire que chef d’orchestre, Kelly Tripucka qui était l’ailier scoreur filiforme et shooteur typique, et même Bill Laimbeer qui marquait encore 18 points par match cette année-là. Sur le banc, les Pistons possédaient également de très fort scoreurs comme John Long, Terry Tyler ou Vinnie Johnson.

Dans cette Chronique de Motor City, je vous raconte donc ce match à McNichols Sports Arena de Denver, son contexte et ce qu’il symbolise de l’époque. Avec un seul podcast, je vous résume ce festival offensif qui a connu 3 prolongations et qui a duré précisément de 3 heures et 11 minutes. Vous verrez que Pistons et Nuggets disposaient de plusieurs joueurs capables de scorer à haute fréquence. Nous reviendrons également sur les déclarations des joueurs de l’époque, Tripucka ou Thomas pour les Pistons, Vandeweghe et English pour les Nuggets. Conscients d’avoir participé à un match historiques, ils expliquent parfaitement à quel point le jeu de l’époque était différent. Par exemple, vous découvrirez dans le podcast que les deux équipes n’ont tiré que 4 fois à 3-points dans ce match et que malgré ce record de points, il n’y a quasiment eu que du tir à mi-distance.

Rappel utile : si à la fin de cet épisode, vous avez trouvé ce podcast intéressant alors prenez quelques secondes pour mettre une note, pourquoi pas 5 étoiles, aux Chroniques de Motor City, dans la rubrique « Notes et Avis » de iTunes / Apple Podcast !

Vous aimerez aussi...