Les Chroniques de Motor City #23 : Bill Laimbeer, pour le plaisir d’être Méchant

Il y a des vérités que personne ne peut nier et en NBA, le méchant ultime s’appelle Bill Laimbeer. Joueur le plus détesté de toute l’Histoire de la grande Ligue, Laimbeer a pris des coups, en a donné et gardera toute sa vie une mauvaise réputation. Considéré comme un joueur violent, voir même vicieux, l’ancien joueur des Detroit Pistons se voit par exemple refuser l’accès au Hall of Fame, alors que ses accomplissements devraient lui en ouvrir largement les portes. Avec Bill Laimbeer, la méchanceté a été élevé au rang d’art : en endossant le rôle du vilain, le pivot des Detroit Pistons s’est sacrifié pour devenir le socle des Bad Boys. Et il a été récompensé pour cela avec deux titres NBA en 1989 et 1990.

Quand on se rappelle de certaines légendes de la NBA pour leurs actions clutch, leur move signature ou leur nombre de titre, Bill Laimbeer a volontairement accepté de voir son nom être synonyme de peur, de brutalité et de hargne. Et il entretient même son héritage : de tous les témoignages de joueurs contemporains du joueur des Pistons, il est décrit comme le mal incarné et ceux qui ne l’ont pas vu joué ont pourtant entendu les récits de ce méchant qui a sévit trop longtemps dans la NBA des années 80.

Dans cet épisode des Chroniques de Motor City, nous revenons sur la manière dont Bill Laimbeer a gagné sa réputation de sinistre personnage. Mais attention, on parle bien du méchant ultime avec Laimbeer : se faire surnommer The Prince of Darkness ou The Ax Murderer n’est pas à la portée de tout le monde. Avec ce podcast, nous reviendrons sur la carrière de boucher de Laimbeer, sur les raisons qui l’ont poussé à adopter ce comportement, en puisant dans quelques séries de playoffs clés comme le Pistons/Celtics 87, dans quelques bagarres mémorables (Barkley, Daugherty) et même dans la pop culture !

Les Beastie Boys ont insulté Laimbeer dans « Tough Guy »

Bill Laimbeer a eu un parcours différent du reste des joueurs NBA de l’époque, ce qui l’a sans doute conduit à devenir ce scélérat qui s’est mis à dos Larry Bird, Michael Jordan, Scottie Pippen et tous les autres. Ce pivot blanc, issu d’une famille bourgeoise de Chicago, a mis du temps à comprendre là où il était meilleur que les autres. En plus, avant d’atterrir chez les Pistons, son parcours a tout eu du chemin de croix avec une draft tardive, un passage en Italie et des débuts en NBA dans la franchise la plus mal gérée des années 80.

A Detroit, tout a changé pour Bill Laimbeer. All-Star dès sa première saison dans la Motor City, Laimbeer s’est étoffé au fil des années au point de finir par terroriser toute la ligue, formant un duo d’exécuteur avec Rick Mahorn du temps des Bad Boys. Comme souvent dans ce podcast, nous irons voir plus loin que la simple méchanceté Bill Laimbeer. Après tout, il n’était pas le premier basketteur bad guy à sévir en NBA. Et s’il n’avait pas été un vrai talent défensif, précurseur sur le shoot de loin et rebondeur d’élite, personne ne se souviendrait de lui pour sa seule méchanceté. Aussi dur soit-il !

Rappel utile : si à la fin de cet épisode, vous avez trouvé ce podcast sur Bill Laimbeer intéressant alors prenez quelques secondes pour mettre une note, pourquoi pas 5 étoiles, aux Chroniques de Motor City, dans la rubrique « Notes et Avis » de iTunes / Apple Podcast !

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