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Saison 2019-2020 des Detroit Pistons : la Grande Preview

Preview 2019-2020 des Detroit Pistons

A quelques jours de leur premier match de saison régulière, les Detroit Pistons n’attirent pas vraiment les regards. Suite à un exercice 2018-2019 à l’équilibre et conclu par un sweep face aux Bucks, les hommes de Dwane Casey sont de nouveau promis à une nouvelle saison moyenne, comme ils les accumulent depuis maintenant une décennie.

Il y a pourtant des choses à dire sur cette franchise. Menés par un Blake Griffin qui a retrouvé les All-NBA Teams l’an passé, auteurs d’un recrutement estival intrigant, les Pistons sont peut être l’équipe où les possibilités sont les plus larges. Entre le scénario parfait et la pire des catastrophes, il existe d’innombrables chemins. Début d’une preview où il sera facile de se perdre.

LA SITUATION LA SAISON DERNIÈRE

Pour l’année 1 de Dwane Casey et de Blake Griffin, les Pistons ont réussi à accrocher les playoffs, seulement leur troisième participation en 10 ans. Voilà pour le verre à moitié plein. Sauf que Detroit n’a obtenu sa qualification que lors de l’ultime match de saison régulière en battant des Knicks en roue libre pour finalement se faire sweeper (pour la troisième fois en trois participations) par les Bucks. Voici pour le verre à moitié vide.

En entrant dans le détail, on peut difficilement qualifier la saison 2018-2019 des Pistons de “satisfaisante”. Au sein d’une Conférence Est ouverte derrière le Top 4, Detroit a laissé passer sa chance, devancé par des Nets aux ambitions plus affirmées et par le Magic, qui a su montrer une envie absente chez les hommes du Michigan. Le tragique mois de Décembre (12 défaites en 15 matchs) avait même plongé Detroit à la 12ème place de la Conférence Est derrière des franchises en perdition comme le Heat, les Hornets ou les Wizards.

Blake Griffin, superstar

Un homme a maintenu l’espoir des fans des Pistons jusqu’à l’ultime journée. Blake Griffin, puisqu’il s’agit de lui, a sans doute réalisé la meilleure saison de sa carrière (alors même qui s’est déjà invité à la course au MVP lors de ces années Clippers). Auteur de 24,5 points et 4,5 passes décisives, Griffin a été le meilleur marqueur et le meilleur passeur de l’équipe. Mais le plus impressionnant reste sans doute son 36% à 3-points en 7 tentatives par match. Il s’agit là de chiffres supérieurs en volume ET en efficacité à ceux de Kevin Durant ou de Kawhi Leonard. En 2019, Blake Griffin a complètement transformé son jeu, devenant le premier créateur de Detroit : la plupart de ses shoots longue distance ont été pris en sortie de dribble avec un adversaire sur le dos. Le step back est devenu l’arme favorite du joueur de Detroit, au point de figurer en bonne place avec le spécialiste James Harden et le padawan Luke Doncic.

Griffin a littéralement porté les Pistons sur son dos toute la saison. Auteur de pointes à 50 points contre les Sixers ou à 44 points contre son ancienne équipe des Clippers, BG a même sacrifié son corps pour offrir les playoffs à Detroit. Blessé en fin de saison et devant l’enchaînement de défaites des siens, Blake Griffin est revenu contre Charlotte, aggravant sa blessure. Qualifiés en playoffs mais privés de son franchise player, les Pistons perdront les deux premières manches avant de voir Griffin revenir sur une jambe, pour s’offrir un baroud d’honneur dans un duel impossible à gagner face à Giannis Antetokounmpo. Devant tant de dévouement, le peuple de la Motown ne s’est pas trompé et a offert à son All-Star une énorme ovation lors de sa sortie quelques minutes avant la fin du Game 4, quelques minutes avant la fin de cette saison définitivement douloureuse.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Départs : Wayne Ellington, Ish Smith, Glenn Robinson III, Zaza Pachulia, José Calderon, Jon Leuer.

Arrivées : Derrick Rose, Markieff Morris, Tony Snell, Sekou Doumbouya (draft), Tim Frazier, Christian Wood (non-garanti), Joe Johnson (partiellement garanti).

Dépassant allègrement le salary-cap, les Pistons ont de nouveau dû faire preuve d’inventivité. Ed Stefanski, qui tient le rôle de GM de la franchise, a soldé les échecs du passé : Pachulia, Calderon et GRIII ont quitté le roster. En retour, Derrick Rose, Markieff Morris et Tim Frazier ont débarqué lors de la free-agency. La veille de la draft, Pistons et Bucks s‘étaient mis d’accord pour s’échanger Jon Leuer et Tony Snell. Enfin, grâce aux choix douteux de certaines franchises (Suns, Wizards…), Detroit a eu la chance de pouvoir drafter Sekou Doumbouya avec le 15eme pick. Si les Pistons visaient un joueur immédiatement prêt, quitte à faire l’impasse sur le talent, ils n’ont pas pu passer devant le jeune Français, quitte à lui laisser 2 ou 3 ans avant d’attendre quoi que ce soit de sa part.

Derrick Rose, le pari risqué

La principale figure de proue de ce recrutement se nomme Derrick Rose. Complètement ressuscité à Minnesota la saison dernière, Rose pourrait être l’élément offensif déterminant du banc des Pistons. Avant même ses premières minutes à la Little Caesars Arena, le simple fait qu’un joueur courtisé comme lui choisisse Detroit est une bonne nouvelle pour la franchise.

Il demeure pourtant quelques interrogations sur l’ancien MVP 2011. Avec Rose, Detroit ajoute un autre joueur injury-prone dans son roster. Participant à seulement 51 matchs la saison passée, D-Rose va devoir être géré par le staff de Dwane Casey. Il faudra aussi surveiller son pourcentage à 3-pts : son 37% l’an passé sur 3 tentatives a permis à Rose d’être une menace dans la NBA d’aujourd’hui. Mais il lui faudra confirmer cette bonne surprise.

Markieff Morris, dans les traces de Marcus ?

Autre pari de l’été, Markieff Morris devrait avoir un rôle important chez les Pistons. Derrière Blake Griffin, il sera le premier intèrieur à sortir du banc et pourrait même être décalé au poste de pivot dans un super small-ball, vu l’absence de back-up à Andre Drummond. Morris a les qualités pour résoudre les deux plus gros problèmes de Detroit l’an passé : les rebonds et la réussite à 3-points (les Pistons seulement 27ème au % à 3-pts alors qu’ils étaient 6ème en volume).

Idéalement Markieff Morris deviendrait le joueur que son frère était dans la Motor City de 2015 à 2017. Mais la prudence est de mise, Keef n’ayant pas su arrêter depuis plusieurs saisons sa chute en avant, en témoigne sa dernière pige ratée à OKC.

Wood ou Johnson pour le dernier spot

Avant l’Opening Day le 24 Octobre contre les Pacers, Dwane Casey devra trancher : bouclera-t-il son roster avec Christian Wood ou avec Joe Johnson ? Wood a le mérite d’offrir une solution supplémentaire à l’intérieur, un potentiel remplaçant au poste de pivot sachant courir et shooter. Mais Detroit a aussi été séduit par Johnson, MVP de la Big 3, à qui il a offert un contrat partiellement garanti.

Tous les signes montrent qu’Iso Joe devrait être du voyage : le front office loue son expérience, le roster manque de shooteurs (34.8% à 3-pts l’an passé) et il y a un vrai déficit à l’aile. Mais pour autant, Christian Wood n’est pas encore condamné. Ed Stefanski a notamment parlé d’opportunités qui pourraient apparaître pendant la pré-saison. Un trade de Khyri Thomas ou de Langston Galloway par exemple ?

LA ROTATION : 5 MAJEUR ET BANC

roster detroit pistons 2019-2020

Le 5 de départ : Luke Kennard sacrifié pour la bonne cause

Pas de réel débat dans ce 5 de départ. Derrick Rose ne sera pas un starter, faute d’un bagage physique suffisant. Reggie Jackson, Blake Griffin et Andre Drummond sont les 3 valeurs sûres de Dwane Casey et Tony Snell est le seul vrai poste 3 de ce roster. Il reste donc à trancher le poste d’arrière. La saison passée, ce sont Wayne Ellington et Bruce Brown qui se sont partagés les postes 2 et 3, l’un apportant du shoot, l’autre de la défense. Après le départ d’Ellington et le renfort de Snell, on pouvait penser que Luke serait propulsé dans le 5 pour apporter ce shooting.

Si la perspective n’est pas à écarter, Dwane Casey a finalement d’autres plans pour son gaucher. Auteur de 15 points de moyenne pour ses premiers playoffs, Luke Kennard a rassuré quant à ses possibilités offensives. Les Pistons veulent qu’il porte le ballon cette année, ce qui serait impossible en jouant avec Blake Grififn et Reggie Jackson. Kennard ne commencera donc pas les matchs mais pourrait bien avoir de grosses responsabilités cette saison.

Le banc : D-Rose, Morris et un manque de profondeur

Outre Luke Kennard, le banc des Pistons sera propulsé par Derrick Rose et Markieff Morris. Au premier abord, les Pistons semblent avoir solidement upgradé leur second-unit mais dans le détail, il existe encore des zones de flou. Listé comme meneur back-up, Derrick Rose présente aujourd’hui toutes les caractéristiques d’un arrière. C’est d’ailleurs à ce poste là qu’il jouait l’an passé lors de sa résurrection aux Wolves, accompagné d’un autre meneur. Verra-t-donc un peu plus Tim Frazier que prévu ? Ou est-ce dans cette perspective que Bruce Brown a joué meneur facilitateur lors de la Summer League ?

Plus généralement, l’ensemble du roster des Pistons reste bancal. Confier des responsabilités à Markieff Morris n’a rien de rassurant mais il est le seul joueur intérieur à pouvoir sortir du banc (Thon Maker a encore tout de l’énigme). Même chose à l’aile, où ni Svi Mykhailiuk, ni Sekou Doumbouya ne devraient apporter cette année. Par contre Detroit possède en Kennard, Rose, Galloway et Thomas, 4 arrières crédibles. Les line-ups de Casey seront à scruter cette année et les joueurs ont intérêt à être polyvalent s’ils veulent jouer.

LA JOIE DES CONTACTS YEAR

La situation salariale des Detroit Pistons pourrait bien être le meilleur allié de l’équipe en 2019-2020. Deux joueurs cadres sont principalement concernés : Reggie Jackson et Andre Drummond.

Cette saison NBA sera la dernière du contrat de Jackson, qui s’étalait sur 5 ans et 80 millions de dollars. Miné par les blessures, le meneur des Pistons a été une vraie déception sur la durée. La saison passée, à court de forme physique, il a pourtant réussi dans l’ombre à faire évoluer son jeu. Dans la douleur, Jax a concédé à abandonner le jeu à Blake Griffin et s’est mué en catch-and-shooteur de talent (40% de réussite dans l’exercice).

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La balle moins souvent dans les mains, Reggie Jackson a évité les turnovers (1,8, meilleur chiffre en carrière depuis qu’il joue au moins 20 minutes). Mais surtout, ses capacités physiques sont réapparues au fil de la saison, au point de culminer en playoffs. Après avoir passé un été tranquille (le premier depuis longtemps), Jackson doit montrer au reste de la Ligue un visage encore meilleur s’il veut décrocher un dernier beau contrat. Quoiqu’on en dise, la contract year est toujours un vrai moteur pour les basketeurs.

Andre Drummond déclinera son option

Joueur clivant et même désespérant pour certains, Andre Drummond arrive aussi dans une NBA où les pivots passent en dernier. Tout laissait donc croire que Drummond activerait sa player option de 28M$ l’été prochain. Sauf qu’en regardant le marché et on a vite compris qu’il n’y avait pas grand monde de disponible cet été-là. Andre et ses représentants ont fait le même calcul : le pivot a annoncé qu’il testerait le marché, déclinant ainsi son option.

Andre Drummond ne quittera peut-être pas Detroit pour autant mais comme Jackson, il sera en contract year. S’il veut ses 30M par saison, Dre devra faire autre chose que prendre des brouettes de rebond. On l’attend plus sobre en attaque tout en continuant ses progrès en défense (les Pistons ont été la 12ème défense l’an passé). S’il a été un meilleur protecteur d’arceaux, Andre Drummond reste encore trop permissif et l’impression visuelle qu’il laisse face à chaque pivot avec un peu de skill est désastreuse. Avec les deux lieutenants de Blake Griffin obligés d’en faire le maximum, les Pistons risquent d’être l’une des équipes les plus en sur-régime de toute la Conférence Est.

Andre Drummond futur free agent 2020 | Detroit Pistons

TROP D’ALÉATOIRE POUR ETRE SÛR ?

La fourchette dans laquelle les Pistons peuvent se placer est sans aucun doute l’une des plus grandes de toute la NBA. Pratiquement aucune des previews n’arrive à se mettre d’accord avec une autre. Pour certains, les recrutements de Rose et Morris donnent enfin une vraie crédibilité au banc de Detroit, ce qui devraient leur faire passer un cap. Mais d’autres n’imaginent pas Blake Griffin refaire une saison de ce calibre. Les bookmakers de Las Vegas ont tranché : ils donne la franchise de la Motor City à 37,5 victoires soit 3,5 victoires de moins que l’an passé.

Dans cette Conférence Est hétérogène, les Detroit Pistons pourraient bien être une des équipes les moins pronosticables.

Un roster Injury prone

Reggie Jackson a enfin joué 82 matchs l’an passé. Mais avant cela ? 45 et 52 rencontres. Blessé en fin de saison, Blake Griffin a réussi à atteindre 75 matchs en 2019, pour seulement 58 la saison d’avant. Ajoutez Derrick Rose qui n’a pas joué 70 matchs depuis 2011 et vous obtenez l’effectif le plus fragile de la NBA.

Le load-management va être une clé de la saison des Pistons. En cas de blessure de Griffin, tout l’édifice s’écroule. Arnie Kander, le gourou du staff médical des Pistons a déjà fait des miracles l’an passé et compte bien géré minutieusement le temps de jeu de Griffin et Rose notamment. Il faudra pour cela que les remplaçants se montrent à la hauteur. D’où le choix de multiplier les arrière au détriment d’un back-up pivot ?

Une soft reconstruction avant un vrai changement

Ce n’est pas inhabituel en NBA mais discrètement, les Pistons ont renouvelé près de 50% de le roster cet été. Les stars n’ont pas bougé donc Dwane Casey peut compter sur son noyau dur (Blake, Dre, Jax, Kennard, Brown). Mais les premières semaines demanderont probablement quelques ajustements. Les profils de joueurs passe-partout (Frazier, Snell) vont faciliter le processus mais pour certains (D-Rose, Iso Joe), il faudra rester prudent.

Heureusement pour Detroit, le calendrier des 3 premiers mois est peut-être l’un des plus abordables de la NBA. Sauf qu’on a parlé des contract-year et cette saison se profile déjà comme la dernière d’un cycle. Il sera alors difficile d’anticiper la réaction de certains joueurs. En revanche, même si Detroit est à la peine en février, on ne doit pas s’attendre à d’énormes changements. Tom Gores, le propriétaire, ne semble pas encore être prêt à reconstruire.

Condamné à être moyen, et ce n’est pas grave

Il est généralement admis qu’en NBA le milieu de classement, ce fameux ventre mou dans le jargon sportif, est le pire scénario possible. Il n’y a que le titre qui compte vraiment : soit votre équipe est en mesure d’aller au bout, soit vous devez tout casser pour reconstruire via la draft jusqu’à avoir les pièces pour gagner ce fameux titre. Le Process des Sixers est devenu la norme aujourd’hui.

Detroit, comme d’autres équipes telles que Charlotte ou Washington, est considéré comme une équipe de milieu tableau. Une seule saison en positif sur les dix dernières années mais jamais de choix dans le Top 5 de la draft. En fait, Detroit n’a jamais osé appuyer sur le bouton reset, malgré toutes ces trade deadlines où l’équipe apparaissait loin des playoffs. L’an passé, Tom Gores, le propriétaire de la franchise, a mis les choses au clair : Detroit doit jouer les playoffs. Et en 2020 cette ambition suffira aux dirigeants de la Motor City.

Sauf cataclysme, il n’y aura pas de trade de Blake Griffin, ou d’Andre Drummond en Février prochain. Tant que les Pistons seront mathématiquement dans la course à la 8ème place (ce qui devrait être le cas), Detroit conservera ses forces vives. On peut trouver ça décevant mais dans le cadre de cette preview il est nécessaire d’être réaliste : pas de chamboulement cette année à Detroit.

La jambe de Blake Griffin | Preview des Detroit Pistons

PRONOSTICS : LA PREVIEW OÙ ON SE MOUILLE

Les Pistons 2019-2020, version réaliste

L’aléatoire sera de mise cette année pour les Pistons. La situation contractuelle et le risque de blessures pourraient tout boulverser, en bien comme en mal d’ailleurs. Mais essayons d’être le plus réaliste possible. Blake Griffin n’a aucune raison de ne pas signer de nouveau une saison niveau All-NBA. Certes il vieillit mais l’ancien marsupial des Clippers a changé son jeu pour s’affranchir de cette limite. L’année passée n’était pas un accident : avec un Usage Rate de 30%, Blake Griffin se situait dans le haut du panier NBA des joueurs les plus sollicités, aux côtés des Kawhi Leonard, Steph Curry ou Russell Westbrook. On s’attend à une autre grosse saison du franchise player des Pistons.

Le reste du supporting cast semble aussi de meilleure facture. La perspective de toucher le pactole motivera Jax et Dre, tandis que le banc des Pistons peut prendre une autre dimension. Luke Kennard mériterait une preview à lui tout seul mais pour sa 3ème année, il a complètement le potentiel pour être meilleur sixième homme de l’année. Enfin il faut regarder la progression des équipes de Dwane Casey : en 2011, pour sa première saison avec les Raptors, il signe seulement 23 victoires. La suite ? 34, puis 48, 49 et même 56. La réputation de formateur de Casey peut donner l’espoir d’un meilleur bilan cette saison. Les jeunes comme Kennard, Brown, Mykhailiuk, Maker ou Thomas pourraient bien prendre encore plus de volume.

Sous cet angle, il est impossible de voir les Pistons rater les playoffs. La saison 2019-2020 devrait se terminer avec un bilan positif. Mais jusqu’où les Pistons peuvent ils aller ? Les Bucks et les Sixers sont largement au dessus du lot. Les Celtics et les Pacers semblent supérieurs aussi mais ils restent de vrais points d’interrogation (la vie sans Kyrie, quel Oladipo). Ensuite tout est ouvert : les Nets et le Heat se sont renforcés mais personne ne sait ce que ça donnera. Le Magic pourra-t-il ré-éditer leur exploit de la saison dernière ? Il n’y a ensuite que des jeunes équipes un peu courtes (Hawks, Bulls) ou des franchises en reconstruction (Wizards, Cavs, Hornets).

Detroit 2019-2020, la vision pessimiste

L’imprévisibilité de ces Pistons étant un des thèmes de cette preview, il existe un scénario où tout se passe mal. En cas de blessure d’un joueur majeur (Blake Griffin surtout), Detroit pourrait rater sa saison. Andre Drummond, même en contract year, pourrait rester ce joueur nonchalant qui ne fait rien de plus que ce qu’il maîtrise déjà. Et les gros caractères, Markieff Morris en tête, pourraient faire des étincelles dans ce vestiaire.

Si une ou deux franchises de l’Est surperforment (Trae Young niveau All Star ou des Bulls sans blessure), les Pistons pourraient passer à la trappe. Ce roster a un solide plancher mais une 9 ou une 10ème place est un risque. Ce scénario est pourtant peu probable, disons 20-25% de probabilités. Le début de saison « facile » et la faiblesse générale de la Conférence Est devraient suffire à permettre aux Pistons de jouer en Avril pour la 2ème année de suite. En espérant gagner enfin un match…

=> PRONOSTIC : 6EME DU CLASSEMENT, 44 VICTOIRES ET 38 DÉFAITES.

Preview Detroit Pistons 2019-2020

Dans l’indifférence, les Pistons navigueront toute la saison 2019-2020 au alentour de la 8ème place. Trop faible pour espérer jouer les premiers rôles, Detroit profitera de la solidité de son roster pour assurer l’objectif de son propriétaire : les playoffs. Les fans de la Little Caesars Arena ne seront pas beaucoup plus nombreux que l’an passé mais ceux qui seront présents pourront profiter du génie de Blake Griffin. Pour nous fans des Pistons en France, ce sera 82 matchs à regarder sur le League Pass. Il y aura encore beaucoup de souffrance mais on devrait y trouver notre compte. Le chouchou Luke Kennard, le revenant D-Rose et les développements des jeunes pousses (Brown, Svi, Thomas) seront de bonne raisons de supporter notre franchise préférée. Et soyez sûr qu’on en parlera sur PistonsFR !