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Que peuvent espérer les Pistons en recrutant Michael Beasley ?

Michael Beasley Detroit Pistons

Alors que le roster des Pistons semblait bouclé, Shams Charania de The Athletic a annoncé cette nuit que Michael Beasley rejoignait Detroit avec un contrat d’un an au minimum. Après une saison décevante avec les Lakers et une suspension pour les 5 premiers matchs de la saison, qu’est-ce que Beasley pourrait apporter aux Pistons cette saison ?

Le roster des Detroit Pistons comporte 14 contrats garantis et un 15ème non-garanti, celui de Christian Wood. Michael Beasley s’est vu proposer le même genre de contrat : le deal avec Detroit ne sera validé que si Beasley est toujours dans le groupe lors de l’ouverture de la saison régulière. Pour l’instant, rien n’est joué entre Wood et Beasley, mais une chose est sure, il n’y aura pas de place pour les deux (hormis un trade ultérieur).

Si les Pistons conservent Beasley au lieu de Wood, il faut savoir qu’ils entreront dans la luxury taxe. Généralement ce genre de sacrifice est fait pour un joueur majeur, pas pour un remplaçant qui n’a joué que 26 matchs pour 7 points de moyenne l’an passé. Est-ce que le front office de Detroit aurait alors de grands espoirs quant au retour au premier plan de Beasley ?

L’an passé, l’expérience entre les Lakers et Michael Beasley a tourné court mais le journeyman a quand même montré de belles choses. Si la défense ne fait toujours pas partie de son vocabulaire, il reste une arme qu’on ne peut pas ignorer longtemps en attaque. Le 17% à 3-points de Beasley fait certes tâche mais le passé parle pour lui. Alors sauf s’il a vraiment perdu son tir, il pourrait profiter des offrandes de Blake, Reggie ou D-Rose.

Beasley, poste 3 ou poste 4 ?

Malgré tout, ce recrutement intrigue. Un poste 4 qui sert principalement de menace offensive et souffrant d’une vraie irrégularité dans son jeu, voila qui rappelle étrangement Markieff Morris, recruté il y a quelques semaines par ces mêmes Pistons. Derrière Blake Griffin, il y a donc désormais Morris, Maker et Beasley. En sachant qu’Andre Drummond n’a pas de back-up dédié, le roster a l’air un peu bancal.

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Mais peut-être que Detroit compte se servir de Beasley en poste 3. Après tout, quand toute la NBA joue small-ball, Dwane Casey aligne dans sa raquette Andre Drummond et Blake Griffin. Si Bruce Brown arrive à transposer ses qualités de meneur aperçues en Summer League dans la NBA, il y aurait alors un boulevard à l’aile. Tony Snell serait le starter logique et Michael Beasley pourrait trouver sa place derrière lui.

Il faudrait alors considérer que Svi Mykhailiuk et Sekou Doumbouya risqueraient de ne pas énormément de minutes. En soit rien d’inquiétant à cela, puisque l’Ukrainien a encore de grosses lacunes alors le Français, joueur le plus jeune de sa draft, a de son coté tout à apprendre.

Le training camp des Pistons à la loupe

La situation de Michael Beasley se décidera lors du training camp. Il devra revenir en forme et prouver qu’il vaut mieux qu’un contrat en Chine. Il devra de toute façon affronter la concurrence, avec Christian Wood déjà, et pourquoi pas avec Todd Withers et Donta Hall, signés avec des contrats Exhibit 10.

Il reste encore la possibilité que les Pistons se débarrassent d’un de leurs joueurs établis dans le cas où Beasley ET Wood brilleraient au training-camp. Khyri Thomas pourrait être coupé ou Svi Mykhailiuk, bien que les Pistons ont garanti totalement son contrat il y a quelques semaines déjà. Sinon un trade du contrat expirant de Langston Galloway n’est pas impossible.

Beaucoup de question encore pour des Pistons qui tentent de nouveau un mouvement audacieux. Relancer un garçon comme Michael Beasley, en plus des paris Rose et Morris, pourrait être un sacré défi pour Ed Stefansky. On espère juste plus de réussite que l’an dernier (Pachulia, GRIII, Calderon)