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Draft 2019 : les projections de PistonsFR lors des dernières éditions

Luke Kennard Draft 2017 Pistons

Exercice d’autocritique aujourd’hui. A quelques jours de la prochaine draft NBA, j’ai fait un retour en arrière pour me remémorer les souhaits et les pronostiques que j’avais imaginé pour les picks des Detroit Pistons lors des dernières éditions. Une fois confrontés à la réalité, on se rend compte que finalement, c’est pas évident la vie de GM !

Le souhait de la Draft 2015 : Frank Kaminsky

La réalité : Stanley Johnson

En 2015, j’avais totalement flashé sur Frank Kaminsky. Alors que les Pistons possédaient le choix n°8, je voyais en Frank The Tank le parfait complément d’Andre Drummond. Aron Baynes n’étant pas encore arrivé, la raquette de la Motor City allait perdre Greg Monroe et devait se renforcer. Avec son jeu atypique et sa létalité à 3-point, Kaminsky pouvait propulser Detroit dans cette nouvelle tendance qui commençait à s’imposer en NBA.

Au moment de choisir, Kaminsky était encore disponible (il sera finalement appelé juste après par Charlotte avec le pick 9). Mais Stan Van Gundy a drafté Stanley Johnson, qui était un de mes choix secondaires. Il est vrai que Detroit n’avait pas de poste 3 à ce moment-là. Finalement Stanley Johnson n’aura performé que lors de sa saison rookie, devenant ensuite un boulet pour les Pistons. Mais Frank Kaminsky n’est jamais devenu celui que j’attendais non plus…

Le souhait de la Draft 2016 : Domantas Sabonis

La réalité : Henry Ellenson

Avec le pick 18, difficile de se projeter quand on n’est pas un suiveur NCAA régulier. Mes « recherches » pré-draft m’avaient alors envoyé vers Domantas Sabonis. Outre l’ajout européen qui me plaisait bien pour cette franchise trop souvent fermée, le jeu offensif de Sabonis et son touché laissaient croire qu’il pourrait être le joueur idéal de la second unit à Detroit.

Le board des Pistons a-t-il pensé la même chose que moi ? On ne le saura jamais puisque Sabonis a été choisi par le Magic dès le pick 11. De son côté, Detroit s’est rabattu sur Henry Ellenson, de Marquette. Je peut comprendre ce choix puisque même mes cibles secondaires comme Wade Baldwin IV ou Denzel Valentine étaient déjà parties. Cette draft a prouvé l’écart de niveau entre un prospect Top 10 et un autre Top 20.

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Henry Ellenson Draft 2016 Pistons

Le souhait de la Draft 2017 : Luke Kennard

La réalité : Luke Kennard

Après une saison 2016-2017 moyenne, les Pistons choisissaient plus haut, en 12ème position. Et pour la première fois depuis 2012 et Andre Drummond, nos choix se sont alignés. Luke Kennard, shooteur soyeux de Duke avait mes faveurs depuis le début. Potentiel meilleur artilleur de la cuvée, Luke avait pour lui un potentiel dingue et une compatibilité totale avec le reste du roster.

Si j’étais heureux lorsque les Pistons l’ont appelé, je dois quand même confesser deux choses. D’abord, je dois dire que la tentation Ntilikina était forte : même si je savais qu’il serait pris avant et qu’il n’était pas le fit idéal pour Detroit, j’aurais bien aimé voir le Français à Detroit. Mais j’aurais aimé aussi voir les Pistons ne pas drafter : frustré des limites de cette équipe, j’aurais utilisé ce pick servir de monnaie d’échange pour lâcher les gros salaires de Reggie Jackson ou même d’Andre Drummond.

Le souhait de la Draft 2019 : Kevin Porter Jr

La réalité : ?

Avec ces 3 exemples, on voit facilement toute l’incertitude qui existe dans la draft. En 2015, j’ai surestimé Kaminsky, en 2016 je n’avais aucune idée valable au moment du pick 18 et en 2017, j’ai aussi laissé passer Donovan Mitchell. Malgré ça, je continue à me prendre pour un GM et en 2019, j’aimerais voir Kevin Porter Jr aux Pistons.

Sera-t-il disponible au pick 15 ? Ces problèmes de comportement ont rendu la chose possible et Ed Stefanski serait fou de le laisser passer de ce cas-là. Le vestiaire mature de la Motown, unis autour de Blake Griffin, composé de nombreux vétérans pourrait largement recadrer KPJ. Et s’il n’est plus là, un Brandon Clarke pourrait parfaitement me convenir.