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Top 100 Pistons – De la 10ème place à la 6ème place

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Franchise riche en Histoire, les Detroit Pistons ont vu passer dans leurs rangs de grands joueurs, des légendes du Basketball qui ont fait de cette franchise un pilier de la NBA. Pour leur rendre hommage, PistonsFR a décidé de réaliser un Top 100 All-Time des meilleurs joueurs des Pistons.

De Fort Wayne à Detroit, de la création par Fred Zollner aux Bad Boys, ce classement mêle Hall of Famers, petites histoires et tragédies. Avant dernier épisode de la série aujourd’hui, avec les légendes classées dans la première partie du Top 10

PLACE N°10 A 6

N°10 DU TOP 100 PISTONS : GEORGE YARDLEY

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La carrière de George Yardley chez les Pistons :

  • 384 matchs entre 1953 et 1959
  • Entrée au Hall of Fame en 1996
  • 5 fois All-Star de 1955 à 1959
  • All-NBA First Team en 1958 et Second Team en 1957
  • Meilleur marqueur NBA en 1958
  • 18ème All-Time en points marqués avec 7339 points
  • 11ème All-Time en points marqués par match avec 19,1 points
  • 13ème All-Time aux rebonds avec 3537 rebonds

Quand on regarde les principales catégories statistiques des Detroit Pistons, George Yardley n’est pas forcement le nom qui apparaît en premier. Mais cette absence doit être considérée comme une anomalie provenant exclusivement de la période où Yardley jouait au basketball : dans les années 50 où tout était plus court, plus lent et moins propice à la performance. Parce qu’ à son époque, « Bird » était une des têtes de gondole de la NBA et faisait le bonheur des Fort Wayne Pistons, qu’il amènera deux fois d’affilée en Finales en 1955 et 1956.

Monstre offensif, George Yardley sera le premier joueur NBA à marquer 2000 points en 1958, pour la première saison des Pistons à Detroit. Il battit ainsi le record de Mikan, qui datait de 1951. Par sa domination et par son aptitude à briser les limites de son époque, George Yardley est souvent considéré comme la première star de l’Histoire des Detroit Pistons. Il est en tout cas l’incarnation de cette franchise double finaliste à Fort Wayne, qui devait changer d’environnement pour grandir. Le pilier de l’ère originelle des Pistons.

N°9 DU TOP 100 PISTONS : GRANT HILL

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La carrière de Grant Hill chez les Pistons :

  • 435 matchs entre 1994 et 2000
  • Entrée au Hall of Fame en 2018
  • 5 fois All-Star de 1995 à 1998 et en 2000
  • Rookie Of the Year en 1995
  • All-NBA First Team en 1997 et Second Team en 1996, 1998, 1999 et 2000
  • All-Rookie First Team en 1995
  • 2ème All-Time en minutes/match avec 39,1 minutes
  • 9ème All-Time en points marqués avec 9393 points
  • 5ème All-Time en passes décisives avec 2720 passes
  • 8ème All-Time aux interceptions avec 694 interceptions

Lorsque Grant Hill arrive à Detroit en 1994, la franchise comprend qu’elle a entre les mains un talent extraordinaire et d’en profiter pour partir sur une nouvelle ère. Il faut dire que dès ses débuts en NBA, Hill crève l’écran. All-Star dès sa première année, il est vu par beaucoup comme le « nouveau Michael Jordan ». Dans cette équipe de Detroit qui lui a donné les clés de son futur, Mr. Nice Guy progresse à vitesse grand V. Hyper technique, doté d’un physique hors-norme et d’une intelligence de jeu folle, Hill porte régulièrement les Pistons jusqu’aux playoffs mais reste trop peu entouré pour passer le premier tour.

All-around player, Grant Hill est le meilleur marqueur, rebondeur et passeur des Pistons quasiment chaque saison. Son QI basket lui permet même d’être le meilleur passeur « non-guard » de la NBA pendant plusieurs saisons consécutives. A la fin de sa 6ème année avec Detroit, Hill compilera des statistiques en points, passes et rebonds qui n’avaient été atteintes que par Larry Bird et Oscar Robertson avant lui. La suite sera bien moins heureuse pour Grant Hill. Après diverses blessures, il ne sera plus jamais le même. Alors qu’il a recu la reconnaissance du Hall of Fame l’an dernier, Hill représentera à jamais le visage d’une époque des Detroit Pistons. La Teal Era avait beau diviser par ses couleurs et ses maillots, personne n’a jamais remis en cause le talent de Grant Hill. S’il n’est « que » 9ème de notre Top 100, le vrai débat à propos de Hill consiste à savoir s’il est ou non le joueur le plus talentueux qu’est connu la franchise.

N°8 DU TOP 100 PISTONS : BILL LAIMBEER

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La carrière de Bill Laimbeer chez les Pistons :

  • 937 matchs entre 1982 et 1994
  • Champion NBA en 1989 et 1990
  • Maillot n°40 retiré en 1995
  • 4 fois All-Star de 1983 à 1985 et 1987
  • Meilleur rebondeur NBA en 1986
  • 3ème All-Time en matchs joués avec 937 matchs
  • 5ème All-Time en points marqués avec 12665 points
  • Leader All-Time aux rebonds avec 9430 rebonds
  • 4ème All-Time aux contres avec 857 blocks

Rien ne prédisposait Bill Laimbeer à devenir l’un des plus importants joueurs de l’Histoire des Detroit Pistons. Celui qui n’était qu’un obscur remplaçant à Cleveland a pourtant pris une place centrale dans l’équipe de Detroit construite tout au long des années 80 : les Bad Boys ! Dans cette équipe dure au mal, Laimbeer trouve naturellement sa place, lui qui adorait probablement autant donner des coups qu’en recevoir (ou au moins faire semblant). Provocateur-né, Laimbeer donne de sa personne pour faire dégoupiller ses opposants, s’attirant les foudres des pivots adverses et des arbitres pour mieux protéger les artistes Isiah Thomas et Joe Dumars.

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Mais la dimension physique de son jeu ne doit pas faire oublier que Bill Laimbeer était un extraordinaire basketteur, avec une science du rebond qui a fait de lui le meilleur dans l’exercice lors de la saison NBA 1986. De plus son tir à 3-points assez inédit pour l’époque chez les pivots a sorti quelques fois les Pistons de mauvaises situations. Avec Mahorn, puis avec Rodman, Bill Laimbeer a toujours formé des duos d’intérieurs qui terrorisaient les équipes adverses. Chaque soir ou presque, « His Heinous » allait chercher des noises à qui osait se frotter à lui, qu’il soit role player lambda ou Michael Jordan. Détesté par une bonne partie de la NBA, le Piston n’a jamais eu les honneurs du Hall of Fame. Une pure injustice.

N°7 DU TOP 100 PISTONS : DAVE DeBUSSCHERE

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La carrière de Dave DeBusschere chez les Pistons :

  • 440 matchs entre 1962 et 1969
  • Entrée au Hall of Fame en 1983
  • 3 fois All-Star de 1966 et 1968
  • All-NBA Second Team en 1969
  • All-NBA Rookie First Team en 1963
  • All-NBA Defensive First Team en 1969
  • Plus jeune coach NBA en 1964 à 24 ans (coach-joueur)
  • 8ème All-Time aux rebonds avec 4947 rebonds
  • 20ème All-Time en points marqués avec 7096 points

Quand on pense au Top 10 des plus grands joueurs All-Time des Detroit Pistons, Dave DeBusschere ne fait pas parti des favoris. Principalement connu pour ses faits d’armes aux Knicks (où son maillot est retiré), DeBusschere fait pourtant parti intégrante de l’histoire des Detroit Pistons, dans cette décennie des années 60 si tumultueuse. Drafté grâce à la préférence territoriale, Dave DeBusschere fera face à l’incompétence des Pistons pendant tout son passage à Detroit. Et cela commence dès sa 3ème saison où il est propulsé joueur-coach à seulement 24 ans !

L’écart entre Debusschere et le reste du roster est certes abyssal mais faire de lui le plus jeune coach de l’Histoire de la NBA est une des pires idées que la franchise n’ait jamais eu. Mais pas la pire, puisque le trade de Big D à New York 3 ans plus tard remporte la palme de la débâcle. Alors que DeBusschere se voit enfin associé le scoreur fou Bing et que Detroit commence à remonter la pente, l’encadrement fiche tout en l’air à tradant l’ailier chez les Knicks contre Walt Bellamy et Howard Komives.

Dans les « What If » les plus populaires, imaginer un duo DeBusschere-Bing pendant 4 ou 5 ans donne toujours des frissons aux fans des Pistons. Défenseur d’élite et capable de tout sur un terrain, DeBusschere avait simplement besoin d’être soulagé offensivement pour être l’étoile la plus brillante sur un parquet. Avec lui, New York remportera deux titres pendant que les Pistons gaspilleront le talent de Bing, puis celui de Lanier.

N°6 DU TOP 100 PISTONS : DAVE BING

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La carrière de Dave Bing chez les Pistons :

  • 675 matchs entre 1966 et 1975
  • Entrée au Hall of Fame en 1990
  • Maillot n°21 retiré en 1978
  • 6 fois All-Star en 1968, 1969, 1971, 1973, 1974 et 1975
  • Rookie Of the Year en 1967
  • All-Rookie First Team en 1967
  • All-NBA First Team en 1968 et 1971, et Second Team en 1974
  • 8ème All-Time en matchs joués avec 675 matchs
  • 4ème All-Time en points marqués avec 15235 points
  • 3ème All-Time aux passes décisives avec 4330 passes
  • 2ème All-Time aux shoots tentés avec 13119 tirs
  • Leader All-Time aux shoots tentés par match avec 19,4 tirs/match

Avant Isiah Thomas ou Chauncey Billups, Dave Bing sera l’un des premiers meneurs des Pistons à réellement impacter le jeu. Mais contrairement aux meneurs de l’époque, gestionnaires et distributeurs, Bing va se démarquer par sa boulimie offensive et son volume de shoots inédit pour son époque. Lors de sa saison sophomore, il tourne à 24 tirs/match, devenant le joueur le plus prolifique de la NBA. Il faut dire qu’autour de lui l’effectif n’est pas bien brillant, malgré la présence d’un DeBusschere qui vient tout juste de libérer son fauteuil de joueur-coach.

Plus tard, Dave Bing se verra ajouter Bob Lanier, pour former un axe 1-5 dominant. Mais autour d’eux, la dynamique ne prend pas. A cheval sur les années 60 et 70 très difficiles pour les Pistons, Bing aura tout de même réussi à briller et à donner quelques sensations au public de la Motown. Très engagé auprès de la jeunesse défavorisée de Detroit pendant sa carrière, « Duke » deviendra ensuite Maire de la ville en pleine faillite économique. Le basketteur laisse place à l’homme politique mais l’attachement à Detroit reste le même. Pour ses performances sur le parquet, pour avoir révolutionné le jeu et pour avoir tenté de sauver Detroit, Dave Bing mérite bien d’être tout en haut du Panthéon des Pistons