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Hardwood Classics – Les Pistons à travers l’Histoire #7 : Goin’ to Work Era

L'histoire des Detroit Pistons à travers leurs jerseys

Pendant 10 jours, PistonsFR va mettre à l’honneur les différentes époques traversées par la franchise des Detroit Pistons, depuis son déménagement de Fort Wayne à Detroit en 1957 jusqu’à aujourd’hui.
Et pour explorer l’histoire des Pistons, nous allons nous intéresser aux évolutions du maillot de la franchise, identité de l’équipe et objet hautement symbolique.

La fin de la Teal Era sera marquée par le trade de Grant Hill contre Ben Wallace, à l’époque encore inconnu. Personne ne le sait encore (à part peut-être Joe Dumars), mais cet échange marque le début d’une nouvelle ère, celle qui ramènera les Pistons sur le toit de la NBA.

Tayshaun Prince | Detroit Pistons 2004

Goin’ to Work Era (2002-2010) : une décennie de domination à l’Est

Si les qualités de Jack McCloskey comme architecte des Bad Boys sont souvent vantées, les éloges concernant le travail de Joe Dumars restent plus rares. Pourtant la reconstruction des Pistons au début des années 2000 est admirable. Premier arrivé, Ben Wallace se révélera être la figure de cette ère post-Grant Hill. Contre toutes attentes, Big Ben sera la base sur laquelle Rick Carlisle, puis Larry Brown vont construire leurs succès. Mais c’est l’intersaison 2002 rondement menée qui marquera le vrai début de cette Goin’ to Work Era : signature de Chauncey Billups comme agent libre, trade pour faire venir Rip Hamilton et draft de Tayshaun Prince.

Dés la saison 2002-2003, les Pistons s’abonnent aux Finales de Conférence où ils apparaîtront pendant 6 saisons consécutives. Lors de cette première apparition, l’obstacle New Jersey est trop fort et fait comprendre au GM Dumars qu’il lui manque encore quelques pièces pour accéder au titre NBA. Alors Rick Carlisle est remplacé par Larry Brown pendant que coté terrain, Rasheed Wallace débarque lors de la trade deadline 2004. Coup de maître : Detroit marche sur les playoffs à l’Est et débarque en Finale NBA contre les Lakers de Shaq, Kobe, Payton et Malone. Alors qu’on leur promettait un sweep retentissant, les Pistons réussissent un exploit et sont sacrés champion NBA en seulement 5 petits matchs !

L’année suivante, Flip Sauders a pris le relais de Larry Brown mais Detroit est toujours aussi fort. Les Pistons retourneront en Finales NBA pour réaliser le même back-to-back que leurs aînés des Bad Boys mais seront stoppés par les Spurs après 7 matchs de très haut niveau. Après cet échec, les hommes de la Motown retourneront encore 3 fois en Finales de Conférence mais chuteront contre des équipes supérieures (le Heat de Wade et Shaq, les Cavs de James, le Big Three des Celtics).

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Le maillot Alternate : être classe en rouge

Après le bleu sarcelle de la Teal Era, les Pistons reviennent à des choses plus traditionnelles. Le logo « Cheval » récupère dans un premier temps les couleurs bleues et rouges bien plus en phase avec l’image de la franchise avant de finalement disparaître au profit d’un nouveau visuel tout rond, version modernisé du logo historique des Pistons.

Les jerseys connaissent le même traitement. Exit le cheval et les flammes, place à un maillot blanc avec le mot Pistons en rouge à domicile (maillot bleu on the road). Finalement la seule différence notable par rapport à l’époque des Bad Boys se situe dans la nuance de bleu utilisée, plus claire et plus moderne. Mais pour continuer notre grande plongée dans les jerseys des Detroit Pistons, c’est le jersey Alternate qui a pour une fois les honneurs : 3ème maillot rouge de l’Histoire de la franchise, il est le plus réussi, respectant le matériel de base tout en le sublimant lors des grandes occasions. Assez étrangement, le département marketing mettra fin à cette tenue dès 2009 et depuis, aucun jersey rouge n’aura été proposé aux fans.

Le joueur : Tayshaun Prince

Il aurait été bien trop simple de parler de Ben Wallace, de Chauncey Billups ou de Rip Hamilton, qui ont chacun pourtant si bien incarné cette Goin’ to Work Era. Si le choix s’est porté sur Tayshaun Prince, c’est qu’il est un « oublié » de l’Histoire : oublié lors du All-Star Game 2006 quand les 4 autres joueurs du 5 investissent le match des étoiles, mais aussi oublié dans la liste des maillots retirés alors que Billups, Hamilton et Wallace ont déjà eu droit à cet honneur.

Tayshaun Prince jouera 12 saisons à Detroit et près de 800 matchs. Dès sa saison sophomore, il est intégré au 5 Majeur. Il jouera l’intégralité des matchs des Pistons de 2003 à 2009, soit tout au long de cette Goin’ to Work Era. Pièce maîtresse de cette armada défensive, Prince connaîtra son heure de gloire avec son block clutchissime sur Reggie Miller lors des Finales de Conférence 2004. Mais son travail acharné sur Kobe Bryant en Finales NBA sera tout aussi capital pour Detroit. Grand seigneur, Prince restera dans le Michigan jusqu’en 2013, alors que tous ses anciens coéquipiers étaient déja partis.

La Goin’ to Work Era en images