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Hardwood Classics – Les Pistons à travers l’Histoire #8 : La traversée du désert

L'histoire des Detroit Pistons à travers leurs jerseys

Pendant 10 jours, PistonsFR va mettre à l’honneur les différentes époques traversées par la franchise des Detroit Pistons, depuis son déménagement de Fort Wayne à Detroit en 1957 jusqu’à aujourd’hui.
Et pour explorer l’histoire des Pistons, nous allons nous intéresser aux évolutions du maillot de la franchise, identité de l’équipe et objet hautement symbolique.

A partir de la décennie 2010, il ne fait pas bon devenir un fan des Pistons. La franchise du Michigan va en effet connaitre sa pire période, Fort Wayne inclus, depuis sa création en 1948 !

andre drummond jersey motor city | detroit pistons

La traversée du désert (2010-2018) : la pire période de l’Histoire des Pistons

Les lendemains de titres sont toujours difficiles en NBA. Sur leur lancée de 2004, les Pistons de la Goin’ To Work Era vont pousser les batailles jusqu’en 2009 puis brutalement s’effondrer. Le recrutement d’Allen Iverson est le premier domino à entraîner la chute de la franchise : The Answer ne joue que 54 matchs avec Detroit, ne participant même pas au sweep lors du premier tour des playoffs. La traversée du désert s’accélère ensuite et les mauvaises décisions du GM Joe Dumars n’améliorent en rien la situation. Le double échec Ben Gordon / Charlie Villanueva est encore dans toutes les têtes mais ce n’est rien comparé à la venue du Josh Smith en 2013, sans doute la pire idée de Broadway Joe !

Pendant 6 saisons consécutives, les Pistons vont rater les playoffs, et chaque fois assez nettement. Les choix de draft ne sont jamais assez haut pour changer la face de la franchise et les free-agents ne se pressent pas pour venir dans ce bourbier. Résultat des courses, les joueurs majeurs de cette période se nomment Greg Monroe, Rodney Stuckey, Jonas Jerebko et ensuite Reggie Jackson ou Kentavious Caldwell-Pope. En 2014, Joe Dumars arrête les frais et la franchise donne les pleins pouvoirs à Stan Van Gundy, qui endosse la double casquette de président-coach. Avec le moustachu, les Pistons retrouvent (de justesse) les playoffs en 2016. Mais cette oasis ne sera qu’un feu de paille et la Motor City enchaîne depuis déceptions et mauvaises performances.

Le maillot Alternate : des manches, quelle idée…

La traversé du désert des Pistons ne va pas s’arrêter au seul terrain sportif. En coulisses, les équipes marketing sont elles aussi à l’arrêt et ne proposent plus grand chose. Le logo ne change pas jusqu’en 2017 et le déménagement dans la Little Caesars Arena. Et encore c’est le vieux logo des Bad Boys qui est repris et « modernisé ». Les jerseys restent également similaires : les seuls changements vont être inspirés par la NBA avec ce fameux maillot à manches.

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On se demande bien ce que la Ligue a eu dans la tête pour proposer ces jerseys à manches. Est-ce la perspective de conquérir les fans européens, habitués aux maillots de foot qui a fait naître cette idée ? En 2014, Detroit prend le pli et propose ce jersey bleu marine avec l’inscription MOTOR CITY. Esthétiquement le maillot a de l’allure et rappeler l’héritage de la Motown était une bonne idée mais manche et basket n’étaient en fin de compte pas compatibles….

Le joueur : Andre Drummond

Une fois parti de Detroit, Andre Drummond restera dans les livres d’Histoire de la franchise. Ses prouesses statistiques au rebond et son nombre phénoménal de matchs en 20-20 font déjà de lui un des pivots les plus prolifiques des Pistons. Mais le contexte est important : Andre Drummond réalise ce type de performance dans la pire équipe que les Pistons n’ont jamais connu et se montre incapable de passer le cap qui ferait de lui le franchise player attendu.

Limiter Andre Drummond à un joueur qui state dans le vide serait malhonnête. Dire qu’il n’est ni une première option, ni certainement une deuxième est déjà plus juste. Double All-Star, Andre Drummond a contribué au retour en playoffs de ces Pistons assez limités. Mais il a surtout bénéficié de l’apport de Reggie Jackson pour le faire briller offensivement. Là où les Pistons enchaînaient les échecs durant la Bob Lanier Era ou la Teal Era parce que leur superstar du moment n’était pas assez entourée, la traversée du désert restera dans les mémoires comme l’époque où la Motown n’avait pas de star du tout.

La traversée du désert en images