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Hommage à Jason Maxiell, qui aura fait honneur au maillot des Pistons

Hommage à Jason Maxiell

A l’été 2017, une mode éphémère avait poussé certains joueurs à signer un ultime contrat symbolique pour prendre officiellement leur retraite dans leur franchise de cœur. Retiré des parquets depuis 2015, Jason Maxiell avait sans doute envie d’effacer sa fin de saison en dent de scie et se rappeler au bon souvenir des fans des Detroit Pistons, dont il a porté le jersey pendant 8 saisons. En paraphant ce dernier contrat avec Detroit avant de partir à la retraite, J-Maxx a une dernière fois fait honneur aux Pistons après avoir porté haut le maillot si souvent. A notre tour de lui rendre hommage.

Drafté en 2005 par les Detroit Pistons, au beau milieu de la dynastie des Wallaces, Billups et Hamilton, Jason Maxiell fera parti du succés de cette équipe. Ses trois premières saisons se concluent d’ailleurs par 3 Finales de Conférence Est, perdues respectivement face au Heat, aux Cavs et aux Celtics. Mais concernant Maxiell, l’essentiel est ailleurs. Dès le lendemain de sa saison rookie, il s’impose comme un solide joueur de banc avec 67 et 82 matchs lors des saisons suivantes (21 minutes de jeu en moyenne). A partir de 2007, Jason Maxiell deviendra indéboulonnable à Detroit, jamais première option mais toujours avec un rôle important.

Frustre offensivement, Maxiell n’avait en revanche aucune leçon à recevoir quand il s’agissait de défendre son périmètre. Pas le moindre centimètre concédé et des contres à foison, voila la recette appliquée sur le parquet quand l’intérieur se voyait offrir des minutes. Dur au mal, Maxiell était un guerrier comme le vestiaire des Pistons aime en connaitre. Numéro 54 sur le dos, Maxiell regardait le joueur adverse droit dans les yeux, qu’il soit role-player ou superstar.

Maxiell, fidèle aux valeurs de Detroit

Alors si l’intérêt de signer un papier pour partir comme un Piston peut laisser songeur, il y a une certaine poésie à voir un joueur émettre ce souhait. Trop souvent la NBA critique. Critique Durant ou Cousins qui cherchent à tout prix une bague ou certains joueurs qui ne joue que pour le dollar. En soi, la démarche de Maxiell est celle d’un joueur qui aime sincèrement Detroit :

Les meilleures années de ma carrière professionnelle ont été à Detroit et il était important de me retirer en tant que Piston. C’est une franchise spéciale avec une vraie tradition et une histoire. Je tiens à remercier tous les fans qui m’ont soutenu pendant mes huit saisons à représenter Detroit.

A l’échelle de la NBA, Jason Maxiell n’est pas Paul Pierce ou Kobe Bryant. A l’échelle des Pistons, Maxiell n’est même pas l’équivalent de Isiah Thomas ou Chauncey Billups. Mais si le front-office des Pistons a finit par accepter cette requête, c’est bien que Jason Maxiell a incarné pendant un temps la franchise. Dans un registre plus identitaire, Maxiell représente tout ce qu’un habitant de Detroit peut attendre d’un basketeur : courage, abnégation, physique. Le terme « col-bleu » est peut être utilisé à tord et travers par la communication de la franchise mais avec Jason Maxiell, le peuple de la Motown pouvait s’identifier à son équipe.

Comme après l’ère des Bad Boys, la période post titre 2004 a été plus compliqué pour la franchise, qui ne connaîtra un grand vide sans playoffs jusqu’à la saison 2015-2016, qui reste encore sa seule apparition à ce jour.

Jason Maxiell aura été là, croisant les illusions Iverson et Josh Smith et vivant la valse des entraîneurs. Dans tout allait mal chez les Pistons et que la franchise navigait sans cap, il n’a pas bougé de son poste, jouant même 71 matchs titulaire lors de sa dernière saison.

Jason Maxiell aura donc fait honneur à la franchise de Detroit et méritait cet hommage aujourd’hui.  Jason, merci et on espère que ton souvenir motivera certains membres du roster actuel qui ferait bien de regarder ce que tu représentait dans cette organisation…

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