Top 100 Pistons - De la 90ème place à la 86ème place

Franchise riche en Histoire, les Detroit Pistons ont vu passer dans leurs rangs de grands joueurs, des légendes du basketball qui ont fait de cette franchise un pilier de la NBA. Pour leur rendre hommage, PistonFR a décidé de réaliser un Top 100 All-Time des meilleurs joueurs des Pistons.

De Fort Wayne à Detroit, de la création par Fred Zollner aux Bad Boys, ce classement mêle Hall of Famers, petites histoires et tragédies. Aujourd'hui, on choisit les joueurs de la 90ème place à la 86ème.

PLACE N°90 A 86

N°90 DU TOP 100 PISTONS : DARVIN HAM

Darvin Ham | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

La carrière de Darvin Ham chez les Pistons :
  • 101 matchs entre 2003 et 2005
  • Champion NBA en 2004

Mais que peut donc bien faire un joueur qui tourne à 1,4 point de moyenne lors de ses deux saisons à Detroit dans le Top 100 All-Time ? La question est légitime mais n'oubliez pas que nous ne sommes encore que dans les bas fonds de ce classement et que les belles histoires ont leur place. Prenez par exemple Darvin Ham : partout où il est passé, il a été le chouchou des fans. Dans l'Indiana d'abord, puis à Milwaukee où il a connu son heure de gloire et enfin à Detroit où chacun se souvient de sa place dans le roster des champions 2004. George Blaha, la voix des Pistons, l'avait même surnommé Dunkin Darvin ou Ham Slamwich pour ces incroyables capacités physiques.

Ham, sous le maillot des Nuggets, a participé au Slam Dunk Contest 1997, le même remporté par Kobe Bryant alors que beaucoup estiment la performance de Darvin meilleure. Role player apprécié dans le locker-room, Darvin Ham s'est reconvertit ensuite dans une carrière d’assistant coach jusque là réussie. Aux Lakers, l'ancien Piston s'est, par exemple, personnellement occupé d'Andrew Bynum, faisant connaitre au pivot ses meilleures années. Après 5 ans chez les Hawks, il a tout naturellement suivi Mike Budenholzer à Milwaukee. Où les fans des Bucks sont heureux de son retour !


N°89 DU TOP 100 PISTONS : BOB FERRY

Bob Ferry | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

La carrière de Bob Ferry chez les Pistons :
  • 312 matchs de 1960 à 1964
  • 47ème All-Time en matchs joués avec 312 matchs
  • 39ème All-Time en points marqués avec 3851 points
  • 35ème All-Time en rebonds pris avec 1968 rebonds

Pivot important des tout-neufs Detroit Pistons au début des années 60, Bob Ferry comptait dans cette franchise qui se qualifiait chaque année pour les playoffs, sans jamais réussir à accrocher le titre suprême. Se partageant les minutes avec le vieillissant Walter Dukes, Ferry figure en bonne position dans nombre de catégories statistiques de l'Histoire des Pistons par sa longévité et par ses qualités honnêtes de rebondeur. A Detroit, le pivot passe ces meilleures années, ne ratant quasiment aucun match. La suite de sa carrière sera plus compliquée, son passage à Baltimore en tant que joueur ne restant pas dans les mémoires.

"En tant que joueur" car la carrière de Bob Ferry ne s’arrête pas une fois sa retraite sportive décidée. C'est aussi pour ça qu'il est retenu dans ce Top 100 All-Time. Si ça ne concerne pas directement les Detroit Pistons, le succès de Ferry comme dirigeant fait de lui un personnage admirable. Toujours chez les Bullets de Baltimore, Bob Ferry glane deux titres de NBA Executive of the Year, soit le meilleur GM de l'année : en 1979 pour avoir amené une fois encore les Bullets en Finale NBA puis en 1982 pour avoir retrouvé les playoffs malgré les départs conjoints de Elvin Hayes et Wes Unseld. Une réussite folle comme dirigeant donc, et qui plus est un fait rare parmi les joueurs qui ont porté le jersey des Pistons.


N°88 DU TOP 100 PISTONS : BRANDON KNIGHT

Brandon Knight | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

La carrière de Brandon Knight chez les Pistons :
  • 141 matchs entre 2011 et 2013
  • 64ème All-Time en matchs joués avec 253 matchs
  • Elu All-Rookie First Team en 2012

Certains joueurs tombent au bon endroit au bon moment. Et malheureusement pour d’autres, c'est tout l’inverse qui se passe. Où est le talent réel de Brandon Knight ? Nous n’en saurons jamais rien tant la carrière de l’ancien Piston est marquée par la malchance. Drafté avec le 8ème choix lors de la draft 2011, Knight se fait quelques fans à Detroit : invité au Rising Star Challenge, il est même élu All Rookie First Team en fin de saison, le genre de bagage qui est censé plutôt bien lancer une carrière. Mais après deux saisons sous le maillot des Pistons, Detroit l’envoie à Milwaukee, accompagné de Kris Middleton contre Brandon Jennings.

Il faut dire qu'en 2013, Joe Dumars commençait un nouveau cycle où Josh Smith devait être la pierre angulaire. On sait tous comment cela a finit… Pourtant faire venir Jennings avait tout de la bonne idée, ce qui explique pourquoi les Pistons avaient rajouté Middleton pour équilibrer ce trade. Quelques années après, on peut dire que le deal est perdant-perdant. Les Pistons n’ont jamais gagné avec Jennings (qui n’a même plus de club aujourd'hui) alors que Brandon Knight n’a cessé de régresser année après année. L’époque où Knight devait incarner la jeunesse triomphante à Detroit est bien loin maintenant. 


N°87 DU TOP 100 PISTONS : NAT CLIFTON

Nat Clifton | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

La carrière de Nat Clifton chez les Pistons :
  • 68 matchs en 1958
  • Entrée au Hall Of Fame en 2014

Nat Clifton est essentiellement connu pour être un joueur des Knicks, où il a passé 7 saisons avant de terminer sa carrière à 35 ans chez les Pistons. Globalement pas le genre de joueur à avoir sa place dans un Top 100 de la franchise, du haut de ses 68 matchs. Pourtant Nat Clifton reste un personnage incontournable dans l'Histoire de la NBA : il est le premier joueur Noir à avoir signé un contrat avec une franchise.

En 1950, la NBA connait une véritable révolution. Ligue entièrement blanche à l'époque, elle accueille enfin 4 joueurs afro-américains : Chuck Cooper, Earl Lloyd (dont on reparlera bientôt), Hank DeZonie et donc Nat Clifton. Clifton signera le premier un contrat avec les Knicks et marquera donc son empreinte sur l'histoire du basket. L'ancien des Harlem Globetrotters a déjà 27 ans et impose son statut : alors que les autres font profil bas, il est bien plus populaire et peut être considéré comme la première star noire de la NBA. Attachant à plus d'un titre, Nat Clifton reste aussi connu pour son surnom "Sweetwater", associé à tord à sa prétendue addiction au soda. En réalité, comme sa famille n'avait souvent pas les moyens d'acheter des boissons gazeuses, Clifton remplissait des bouteilles d'eau et y versait du sucre.


N°86 DU TOP 100 PISTONS : REGGIE BULLOCK

Reggie Bullock | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

La carrière de Reggie Bullock chez les Pistons :
  • 130 matchs depuis 2015
  • 3ème performance All-Time en % à 3-pts sur une saison avec 44,5% en 2017-2018

Membre actuel des Detroit Pistons, Reggie Bullock est le rayon de soleil de ces dernières années. Joueur de devoir qui a gagné sa place à force de travail, Bullock a rendu fier tout le peuple de Detroit. Simple rôle player lors de ces deux premières saisons dans la Motown, Bullock est devenu l’an dernier un rouage essentiel de la machine Pistons, doublant la plupart de ses statistiques et démarrant 52 matchs sur les 62 qu'il a disputé. Mais si Reggie Bullock est dans ce Top 100 All-Time, ce n’est pas que pour son basket, mais aussi pour son engagement.

Le joueur des Pistons lutte depuis quelques années en faveur des droits des minorités LGBTQ. Frère d'une transgenre assassinée pour sa différence, Reggie Bullock est passé dans un processus d’acceptation difficile et aujourd'hui, le joueur des Pistons milite pour changer les mentalités. Sensible à ces discriminations et au regard des gens, il réalise nombre d’actions en faveur des minorités et essaye d'en faire un combat quotidien. Voir ce joueur qui parlait de son “frère” lors de sa mort pour enfin défendre la différence de sa sœur aujourd'hui a quelque chose de touchant. Très rare chez les basketteurs professionnels, cet engagement fait de Reggie Bullock un personnage qui compte en NBA.

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