Hommage à Grant Hill, de la part d'un passionné des Detroit Pistons

Grant Hill sera ce soir intronisé au Hall of Fame. Joueur atypique, qui a nourri de nombreux fantasme à cause de la frustration causée par ses blessure, Hill est une pierre essentielle de l'Histoire des Detroit Pistons, où il a disputé la première partie de sa carrière. Et pourtant, nombreux sont ceux comme moi qui ne l'ont pas vu jouer en live. Ce qui n’empêche pas de lui rendre hommage en ce jour si important.


Grant Hill au Hall Of Fame | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France


Ayant découvert la NBA et me prenant de passion pour les Detroit Pistons au tout début des années 2000, je conserverai à tout jamais une affection particulière pour l'équipe championne en 2004. Big Ben, Sheed, Chauncey et les autres resteront toujours mes idoles d’adolescence. Mais à 13 ans je voulais en savoir plus, tout connaître de la franchise que je voulais faire mienne, savoir ce qui s’était fait avant. Très vite, ma vision de Grant Hill est passée de contrepartie qui avait servie à faire venir mon pivot préféré à un joueur que je regretterai toujours de ne pas avoir vu jouer “en vrai”. 

Quand je commence le basket lors de la saison 2002, Grant Hill déjà envoyé à Orlando, ne joue que 14 matchs, victime une première fois de son corps de verre. Rien qui pouvait m'interpeller donc. Et pourtant.

J’avais déjà lu les prouesses de Grant Hill lors de sa saison rookie avec les Pistons, son omniprésence sur le jeu de Detroit et sa faculté à tout faire sur un terrain de basket. All-Star dès sa première saison, il faut le faire quand même. D’autant que certains parle déjà de lui comme le nouveau Michael Jordan, celui qui est capable de tout faire offensivement, bien parti pour dominer la NBA et relancer cette équipe des Pistons, en mal d’émotion depuis la fin des Bad Boys. 

Retour en 2003. Je sais déjà que Grant Hill a échoué à Detroit donc je ne comprend pas pourquoi tout le monde dit tant de bien de lui. Et puis j’ai enfin pu accéder aux images.

Les playoffs 2003 et 2004 m’avaient énormément apporté, tant pour comprendre les Pistons que pour d’autres franchises que j’admirai en secret. Mais voir Grant Hill n’a rien de comparable. Affublé de ce maillot 90’ si mythique d’un bleu tellement improbable, Grant Hill rayonnait sur un parquet. Je l’ai vu avec Allan Houston, je l’ai vu avec Jerry Stackhouse, je l’ai vu avec un vieillissant Joe Dumars et pourtant je n’ai retenu que Grant. Si fluide et si agile sur le parquet, Hill donnait l'impression de pouvoir tout faire sans jamais exagérer. Littéralement il donnait à son équipe ce dont elle avait besoin. Il était tellement fort que le simple fait de faire “ce qu'il fallait” le propulsait au dessus du lot. D’un ailier par qui passait tous les ballons, Grant Hill est même devenu plus scoreur sur la fin de sa période Pistons, quand l’urgence du résultat l’exigait. 

Après avoir vu Grant Hill, seul contre tous, essayait de faire gagner cette triste équipe des Pistons, j’ai pu mesurer la perte énorme qu'il représentait. Bien sûr le titre de 2004 et la dynastie de Detroit durant les années 2000 ont apaisé cette peine mais Grant Hill restera à mes yeux le sacrifié de sa génération. Après son départ, j’ai continué à jeter un œil à sa carrière, pleurant l’échec de son binôme avec Tracy McGrady puis heureux de le voir assez intelligent pour accepter de contraindre son jeu à Phoenix, une nouvelle fois à cause de ses foutues limites physiques. 

Aujourd'hui Grant Hill est intronisé au Hall of Fame malgré son palmarès vierge en NBA diront certains esprits chagrins. Pourtant le Hall of Fame n’est pas le repaire de ceux qui collectionnent les bagues. Il est le Panthéon des Basketteurs, de ceux qui ont changé le jeu, eu un impact sur leur époque et qui méritent de rester dans les mémoires. Car, oui un joueur comme Grant Hill doit être connu de chacun et son histoire racontée quelque soit les époques. Le nom de Grant Hill sera dès à présent inscrit dans le marbre pour l’être ensuite dans tous les esprits. Il l’était déjà dans le mien depuis un sacré paquet d’années. 

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