L'Humeur du Lundi #1 : Détester un joueur de sa propre franchise, mode d’emploi avec Zaza Pachulia

Nouvelle rubrique de la saison 2018-2019 sur PistonsFR : l’humeur du lundi. Chaque début de semaine, je m’autorise, moi Winston, une tribune où je réagirai tout à fait subjectivement à la vie des Detroit Pistons. 
Aujourd'hui on commence fort avec la signature de Zaza Pachulia à Detroit. Et au lieu de d’analyser le pour et le contre de cette venue, je préfère être cash : ce mouvement me dégoûte. 



Avec Andre Drummond et Blake Griffin qui mangent près de 50% du salary cap, les Pistons doivent trouver des économies un peu partout. Ce week-end ils ont donc libéré Dwight Buycks et Eric Moreland pour les remplacer par deux vétérans, Jose Calderon et Zaza Pachulia. Tout ça pour économiser 300 000 $. Si le retour du meneur espagnol me fait plaisir, il en est tout autre du pivot géorgien. 

En signant un contrat de 1 an pour 2,4M$, Zaza Pachulia quitte les Golden State Warriors pour débarquer chez les Pistons comme agent-libre. Joueur clivant, détesté par une majorité de suiveur NBA, Pachulia est censé amener de l'expérience, sa science du placement en défense et pas mal de vice. Je ne retiendrai que ce dernier point. Absolument pas utilisé par les Warriors en playoffs cette saison (26 minutes de jeu sur la campagne, alors que Golden State s'est baladé), Pachulia n’est plus que l’ombre du joueur qu'il a été. S’il a encore débuté plus de 50 matchs la saison dernière, il s’est contenté de récupérer les miettes dans le système bien rodé des Warriors. Nettement moins efficace au rebond, Pachulia ne conserve plus que son vice pour faire la différence. 



J’ai vu fleurir lors de l’annonce du transfert un semblant de rapprochement entre Zaza Pachulia et les Bad Boys de 89. Le géorgien arriverait dans une franchise qui aime les cols bleus qui apprécie le goût de l’effort, en quelque sorte le fit parfait. Il faut alors revoir les matchs des Bad Boys immédiatement : Isiah Thomas et ses camarades étaient certes là pour gagner et ne se faisaient pas prier pour distribuer les coups. Mais ils le portaient comme étendard, fiers d’eux. Il y avait chez les Bad Boys un côté truqueurs, provocateurs, grande gueule, qu’on ne retrouve absolument pas chez Pachulia. On est avec lui dans le coup de “pute” permanent, et une lâcheté de chaque instant. Personne n’aura oublié ces pieds qui traînent quand l’ailier adverse lance son jump-shoot, le plus tristement célèbre ayant été celui contre Kawhi Leonard lors des playoffs 2017. 

Alors pitié, ne dites pas que Zaza Pachulia est la réincarnation ou même l’héritier de Bill Laimbeer. Ni que Detroit est l’endroit parfait pour le géorgien. Déjà nous ne sommes plus dans les années 90 et cela fait longtemps que la Motown ne joue plus “dur”. Quant à Laimbeer, il est un Hall of Famer : mis à part être grand et blanc, peu de choses le rapproche de Pachulia. Même pour ceux qui cherchent à tout prix à comparer, le rapprochement est loin d’être évident… Et puis soyons honnête, Bill Laimbeer n’aurait jamais été supplanté par Javale McGee… 


Vivre avec Pachulia dans sa franchise, quelle horreur. 


Puisque cette Humeur du lundi me sert d'édito, je dois avouer que je me retrouve dans une situation délicate en tant que fan des Pistons. Ed Stefanski n’aurait pas pu plus mal choisir. Il n'y a que quelques joueurs que je n’aime pas du tout dans la NBA et Zaza Pachulia en fait parti. Mais il portera désormais le jersey des Pistons et selon le code du supporter, je vais devoir l’encourager et me ranger de son côté. Il en est hors de question ! 

Zaza ne restera qu'un an à Detroit et j’attend la fin de son contrat avec impatience. Je ne tomberai pas dans l’excès d’espérer l’échec des Pistons maintenant qu'il est dans le roster, mais je souhaite réellement l’échec du joueur (mais pas une blessure, je tiens à mon karma). 

Mieux encore, je croise les doigts pour un succès d’Eric Moreland dans sa future franchise NBA. Quasiment tout le monde considère Zaza comme meilleur, moins cher et plus expérimenté. Economie et expérience ok mais j’attend de voir le niveau du bonhomme et surtout comparer à Moreland qui avait certes ses limites mais qui se donnait à fond pour compenser. Un duel Moreland-Pachulia en saison régulière ? J’applaudirai un gros poster de l’ancien Piston sur le géorgien. 

Zaza sera peut être très utile pour les Pistons. Je n'y crois pas mais après tout il pourra peut être amener quelque chose de différent et apprendre certains trucs à Andre Drummond. Mais même là, ne comptez pas sur moi pour être objectif : j’ai choisi de détester Zaza et tant pis s’il débarque dans ma franchise de cœur. Ed Stefanski, tu me complique bien la vie là… 

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