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Fin de l’histoire entre Van Gundy et les Pistons : la logique sportive avant les sentiments

Personne ne contestera le fait que Stan Van Gundy est un personnage à part en NBA. Grande gueule mais souvent juste, celui qui portait la double casquette de Président des opérations basket et de coach des Detroit Pistons a été démis de ses fonctions par Tom Gores, le propriétaire de la franchise. Une décision attendue depuis de longues semaines malgré tout ce que SVG a pu apporter à Detroit.





Une première année pour prendre la main, une deuxième où la qualification en playoffs est au bout, et puis plus rien. Les troisièmes et quatrièmes années de Stan Van Gundy dans le Michigan ont été très compliquées, l’équipe ratant par deux fois la post-saison alors même que de gros progrès étaient attendus. On pourrait bien argumenter que les blessures de Reggie Jackson et le trade de Blake Griffin sont autant de facteurs ayant ralentis la progression de l’équipe mais le constat est imparable : la franchise n’allait nulle part et le moment semblait parfait pour changer.
Déjà à la fin de la saison, Tom Gores voulait reprendre la main. Le propriétaire avait convoqué une réunion avec son head-coach et si celle-ci a traîné, les premières fuites ont confirmé les rumeurs qui avaient couru toute la saison : Gores souhaitait conserver Van Gundy au coaching mais revoir de fond en comble l’organisation du front-office. Une manière diplomatique de faire sauter une première casquette de la tête de l’Homme à la Moustache.
Nus avons finalement appris via une énième Woj Bomb le divorce entre les Pistons et Stan Van  Gundy. Entre les deux parties, pas de heurts. Les choses se sont faites naturellement et la communication des Detroit Pistons a pris le relais pour préserver l’image de chacun des acteurs :

 Nous avons décidé que ce changement est nécessaire pour amener notre organisation au niveau supérieur. Stan est un compétiteur et il voulait terminer le travail. Il a fait une équipe qui peut être très compétitive à l’Est – Tom Gores
C’est ce qui se passe quand vous avez 37 et 39 victoires et que vous manquez les playoffs deux fois. Vous pouvez parler de beaucoup d’autres choses, mais si nous sommes en playoffs, nous ne faisons rien de tout cela et nous avançons. Nous n’avons tout simplement pas gagné assez de matchs – Stan Van Gundy.

L’héritage attendra, il faut recruter un coach et un Président pour les Pistons

Fataliste, Stan Van Gundy l’est comme nous, observateurs de la NBA. Le coach n’aura pas résisté à un double échec et bientôt les langues se délieront. SVG a-t-il refusé de perdre du pouvoir ? L’avenir de Jeff Bower le GM (qui reste pour l’instant) était-il vraiment un point de désaccord entre Gores et Van Gundy ? En revanche, certains s’étonnent du départ de Stan Van Gundy alors même que les Pistons avaient réalisé un des plus gros mouvements de leur histoire récente en recrutant Blake Griffin en Février. Doit-on comprendre que déjà Gores était à la manœuvre et que SVG n’était pas forcement l’instigateur de ce trade ? L’ère Griffin qui doit apporter le succès à Detroit recommence donc aujourd’hui, ce qui n’est peut-être pas un mal.
Mais coté Direction, il doit y avoir le feu parce qu’aujourd’hui l’organisation Pistons n’a plus de coach, plus de Président des Opérations Basket et un GM assez précaire ! La communication de la franchise s’est d’ailleurs orientée très vite vers le recrutement des remplaçants de Van Gundy, en précisant bien qu’il y aurait deux hommes pour les deux casquettes auparavant coiffées par SVG.
Les noms ne manquent pas pour les deux postes. Du coté des GM, David Griffin, Rich Cho ou Sam Hinkie sont probablement disponibles mais Chauncey Billups pourrait incarner le retour à l’ambition à Detroit. Pour les coachs, des tas de noms sont avancés : Steve Clifford, Mike Budenholzer, Monty Williams, Becky Hammon, David Blatt, Ettore Messina mais notre préférence va à Jerry Stackhouse, qui a l’avantage de connaitre la maison.
Les prochaines semaines vont forcement être intenses à Detroit et la nouvelle direction devra avoir de bonnes idées puisqu’avec les contrats max de Griffin et Drummond, plus les boulets financiers Leuer, Galloway ou Jackson, il ne faudra pas compter sur la tirelire !