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Preview Fin de saison des Pistons : La course aux playoffs est lancée

Les Detroit Pistons sont arrivés au All-Star Break avec un bilan à peine négatif de 28 victoires pour 29 défaites. Dans cette saison NBA 2017-2008 déjà très riche, les Pistons restent pour l’instant 9ème de la Conférence Est, à la porte des playoffs. La pause observée par la Grande Ligue nous permet de faire un bilan sur l’état de notre franchise préférée et de lancer la course aux playoffs.

Fin de saison NBA | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France
Décevante l’année dernière, cette équipe des Pistons était attendue au tournant lors de la reprise de la NBA. Leur piteuse 10ème place avec un bilan famélique de 37-45 a nettement entamée la crédibilité du roster de Stan van Gundy et seul l’ajout d’Avery Bradley a permis de faire parler de la Motown cet été.
Pourtant l’entame de saison est plus que réussie. Avec 14 victoires lors de ces 20 premiers matchs, Detroit s’impose tout de suite comme un nouveau poids lourd de la NBA. Sous ces coups tombent de grosses cylindrées, comme les Spurs, les Warriors ou les Clippers, intouchables à cette époque. Le premier quart de la saison laisse penser que cette équipe a les armes pour être dans le Top 5 de l’Est : une défense retrouvée, des joueurs enfin à la hauteur de leur talent/contrat et un banc qui prend avec succès le relais des titulaires. Les fans les plus avisés ne doutent pas que les Pistons redescendront au fil de la saison mais ce qui est pris n’étant plus à prendre, on peut déjà se réjouir pour Detroit.
Si la progression de cette équipe est globale, elle s’incarne à merveille dans un joueur : Andre Drummond. Auteur d’une saison 2016-2017 chaotique et proche d’un trade l’été dernier, Drummond a remis de l’ordre dans sa tête et dans son jeu. Sa nouvelle réussite aux lancers-francs a beaucoup fait parler mais les observateurs de la NBA ont surtout remarqué son potentiel à la passe, sa capacité à aider à la circulation du ballon. L’évolution de Drummond fut d’ailleurs un des facteurs qui a permis le bon départ des Pistons, gênant pas mal d’adversaire et offrant de nombreuses perspectives aux shooteurs de la Motown.
A l’aise dans ce nouveau rôle, Andre Drummond a posé de gros chantiers dans pas mal de raquette NBA cette saison, multipliant les 20-20 : déjà 6 cette année, contre seulement 4 l’an passé. En toute logique, Drummond a retrouvé le All-Star Game, même si ce retour a du se faire par la petite porte après le forfait de John Wall. Au sein de la Team LeBron, Andre s’est vu enfin récompenser pour sa saison XXL et a brillamment représenté les Detroit Pistons.
Il semblait de toute façon injuste que le public et les coachs de la NBA snobent une équipe qui a longtemps trusté le Top 5 de la NBA. Car si Detroit luttera jusqu’au bout avec Philadelphie et Miami, les hommes de Stan Van Gundy ont prouvé qu’ils avaient un potentiel de playoffable. 9eme à l’Est aujourd’hui, Detroit possède certaines références, des matchs contre de grosses équipes où les Pistons ont su se sublimer. Contre les Warriors en début de saison, Stan Van Gundy avait par exemple mis un plan de jeu simple mais efficace, laissant libre les shooteurs de Golden State à mi-distance pour mieux limiter les tirs à 3-points et les paniers faciles. Si les choses ont ensuite légèrement vrillé, les Pistons restent des candidats solides à une place en playoffs.

Des limites qui ont inquiété le front-office

Dans ce bilan du All-Star Break, difficile d’occulter le problème de régularité au fil des matchs. Vous vous rappelez que les Pistons avaient démarré la saison NBA avec un record de 14 victoires pour 6 défaites ? Et bien sachez aussi qu’ils ont ensuite perdus 7 matchs consécutifs, devenant ainsi la deuxième équipe de l’histoire de la NBA à commencer par 14-6 ou mieux pour perdre ensuite au moins sept matchs consécutifs la même saison. Le plus fort étant que Detroit a enchaîné ces deux séries !
Besoin d’un autre exemple ? En Janvier, le bilan des Pistons était en positif (22-18) avant de passer dans le rouge à la faveur d’une nouvelle série de huit défaites consécutives. Quand Detroit a remonté la pente, ils ont gagné 5 matchs de suite et a de nouveau coulé après ça avec…3 défaites d’affilée. Difficile d’espérer mieux qu’une place de 8ème avec une telle irrégularité.
Le début des ennuis des Pistons a commencé fin Décembre avec l’arrêt définitif de Reggie Jackson pour cause de blessure. Titulaire à la mène depuis la reprise, Reggie Jackson donnait l’impression d’être en souffrance, de ne pas pouvoir exploiter pleinement ses capacités. Le contraste avec Ish Smith, rayonnant en sortie de banc, était saisissant. Mais sa blessure n’a fait que prouver son importance capitale à la mène. 
Avec lui, les Pistons ont réalisé un honorable 19-14. Sans lui, seulement 4 victoires pour 12 défaites (avant l’arrivée de Blake Griffin). Propulsé dans le 5, Smith a perdu tous ses moyens et manque cruellement en sortie de banc. Devant la longueur de la blessure, les Pistons se sont résignés à conserver Dwight Buycks pour la fin de saison, lui qui ne devait être qu’un joueur du Drive en G-League.
Alors qu’espérer avec cette équipe sur le long terme pour les Detroit Pistons ? Face à cette question les dirigeants du Michigan ont sans doute pris peur. Malgré les progrès d’Andre Drummond, les doutes concernant Reggie Jackson, qui ne reviendra peut-être jamais à son vrai niveau et l’équilibre entre finances et talent n’incitent pas à la confiance. Alors que la banque explose à Detroit et cela pour plusieurs années encore, il semble difficile d’accrocher quelque chose avec Stanley Johnson, Tobias Harris ou Jon Leuer. La greffe Avery Bradley n’a pas non plus apporté l’effet escompté. Risquer la 10ème place pendant encore plusieurs saison et drafter des joueurs moyens comme Ellenson ? Accrocher les playoffs mais se faire sweeper au premier tour comme en 2016 ? Tom Gores, Jeff Bower et Stan Van Gundy ont dit stop et ont changé de vision à 360°.

Le gros mouvement : l’arrivée de Blake Griffin

Blake Griffin | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

Las de cette situation, les Pistons ont laissé entendre fin janvier qu’Avery Bradley, free-agent à la fin de la saison, était disponible pour un trade. Le lendemain Pistons et Clippers mettaient en place un blockbuster trade où Bradley, Tobias Harris, Boban Marjanovic, un premier choix de Draft 2018 et un second tour de Draft 2019 étaient envoyé à Los Angeles contre Blake Griffin, Willie Reed et Brice Johnson. D’équipe moyenne bloquée à long terme, les Detroit Pistons sont deviennus en un instant une équipe capable de bouleverser la Conférence Est.
En associant Griffin à Drummond, les Pistons ont choisi d’aller à contre-courant de la tendance actuelle de la NBA , qui consiste à shooter de plus en plus loin, de plus en plus souvent ! En termes d’association de deux grands, le précédent existe avec les Pélicans, qui commençaient seulement à trouver une cohérence lors de la blessure de DMC. La 8eme place des potes de Davis prouve malgré tout qu’il est largement possible de réussir de cette manière. Et n’oublions pas que Stan Van Gundy n’est pas Alvin Gentry !
Avec Blake Griffin, Detroit obtient enfin la superstar qu’il lui manquait. Showman fabuleux, Griffin va faire gagner des matchs par sa seule présence : ses qualités offensives, sa capacité à attirer les coups de sifflets sont des options qui manquaient aux Pistons. BG apporte aussi beaucoup en terme d’image, là où les Pistons sont le parent pauvre de la ville de Detroit. Le déménagement dans le centre et un changement de logo n’ont pas suffit à faire des Pistons une franchise médiatisée. 

La fin de saison : 25 matchs pour se qualifier en playoffs

Little Caesars Arena | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

Dans la course aux playoffs à l’Est, les Pistons restent bien positionnés mais en étant lucide, la qualification n’est pas une obligation pour les hommes de Van Gundy. Sans aucune date de retour pour Reggie Jackson, obligé de modifier son jeu à cause de l’arrivée de Griffin, Detroit risque de perdre encore pas mal de match. D’abord une équipe de périmètre essayant de se créer des tirs à 3 points, les Pistons vont maintenant être une menace dans la raquette avec les deux tours de contrôle que sont Drummond et Blake. Andre va d’ailleurs devoir ajuster son jeu et se rapprocher maintenant encore un peu plus du panier. On disait il y a quelques jours que si les Detroit Pistons veulent se qualifier pour les playoffs à l’Est, il faudra gagner 16 matchs. Et n’en perdre que 9… On risque d’être très rapidement fixé.
Si se qualifier pour les playoffs n’est pas obligatoire, vivre une post-saison permettrait par contre à Detroit de se réconcilier avec son équipe de basketball. Je ne pouvais pas finir cette preview avec le problème le plus flagrant des Pistons cette saison : celui de la Little Caesars Arena ! Au ¾ vide chaque match, l’arène des Pistons sonne creux, même lorsque les superteams se déplacent dans le Michigan. Lors de sa série de 8 défaites consécutives en Janvier, les Pistons ont perdus 5 fois à domicile et se sont frustrés de la situation.
Le peuple de Detroit, trop longtemps privé de ses joueurs exilés à Auburn Hills, a besoin de goûter aux grandes joutes des playoffs pour s’enflammer pour son équipe. Un affrontement contre les Raptors ou les Celtics en Mai prochain pourrait faire de nombreux heureux.