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Pistons-Pelicans (109-112) : En 27 minutes, Davis détruit les Pistons

Rassurés après une victoire surprise contre Houston et enregistrant le retour d’Andre Drummond, les Pistons avaient de bons espoirs d’enchaîner face aux New Orléans Pélicans. Seule ombre au tableau, Anthony Davis, qui adore se goinfrer quand il rencontre Detroit. Cette fois-ci, il n’a eu besoin que de 3 quart-temps pour réussir sa mission.

Tournant à plus de 35 pts de moyenne lors des dernières confrontations contre les Detroit Pistons, Anthony Davis n’a plus grand chose à prouver en NBA. Pourtant c’est avec l’enthousiasme d’un rookie qu’il entame cette rencontre. Andre Drummond concentré (avec efficacité) sur Cousins, Tobias Harris est un peu démuni dans son duel avec Unibrow. Après le show Simmons lors du match contre Philadelphie, l’inefficacité de Detroit face à de grands ailier rend l’absence de Stanley Johnson encore plus préjudiciable. Et dire que certains pensent à l’échanger…
Quand Stan Van Gundy lance un 5 composé de Buycks, Kennard, Bullock, Tolliver et Moreland, on tremble à l’idée de voir ce roster de G-League se faire marcher dessus par les deux All-Star Davis et Cousins. Heureusement pour les Pistons, Demarcus Cousins n’est pas dans son match et commence à s’énerver de ses fautes. Detroit prend temporairement le leadership mais reste globalement dans la réaction face à une équipe de NOLA qui donne l’impression de pouvoir accélérer quand elle veut.

Cousins prend le relais de Cousins au pire moment pour les Pistons.

Pour alimenter cette raquette unique en NBA, les Pélicans ont la grande chance de disposer de Rajon rondo : 11 assists en première mi-temps et un facilitateur sur toutes les actions de New Orleans. Comme on le craignait, Davis en a encore sous la semelle et l’écart se creuse. Sous son impulsion, NOLA claque un 13-2 qui crucifie les Pistons, largués à -14. Pourtant c’est au plus fort de sa domination que New Orleans va subir un coup du sort malheureusement trop habituel pour eux : sur une tentative de alley-oop, Anthony Davis retombe mal et se voit contraint de sortir, laissant son équipe orpheline de sa domination. Flairant l’odeur du sang, les Pistons en profitent pour réagir immédiatement et commencent une remontée qui va leur permettre de repasser devant au tout début du dernier quart-temps avec deux paniers de Harris (89-86).
La dynamique a changé de camp, plus personne ne répond à Bradley et Harris coté Pels. Sauf que c’est précisément au moment où les choses vont le plus mal pour son équipe que Cousins décide de refaire surface. Les efforts défensifs d’un Drummond à court de forme commençant à faiblir, DMC peut enfin rayonner sur cette rencontre, prenant à merveille le relais d’Anthony Davis. L’ancien King score 15 des 21 prochains points des Pelicans et enterre les espoirs emergeants des Pistons.
Mais Detroit ne lâchera rien et aura même de quoi envoyer tout ce beau monde en prolongation à 109-112. La dernière possession hérite à Bradley, qui n’était pourtant pas le bénéficiaire prévu : après le match, nous avons appris que le système était fait pour Harris mais son exécution complètement ratée a changé le destin de ce match. Les Pistons s’inclinent, pour ce qui est leur 5eme défaite de suite on the road. Inquiétant quand on sait que les deux prochains matchs sont des déplacements chez les Nets et chez les Bulls…