Pistons-Celtics (81-91) : Au secours, le Detroit de l'an dernier est de retour !

6eme défaite de suite pour les Pistons suite à leur opposition avec les Boston Celtics. Plus que la série, c'est l'attitude et le manque de combativité lors de ce match qui inquiète les observateurs de la Motown. Du comportement des stars jusqu'à l’absence de combativité, une seule question reste en suspend : est-ce la fin de la belle embellie observée jusqu'ici ?



Pas la peine de faire un détail du match ici. La rencontre diffusée à 22h, heure française, contre une équipe relativement populaire en France a permis à un grand nombre l’accès à cette rencontre. Mais si vous n'avez pas eu l'occasion de le voir, sachez que les Pistons ont été nullissimes et que les plaies contractées la saison dernière se sont ré-ouvertes de plus belle. A commencer par la faillite des stars.

Le binôme Jackson-Drummond avait fait le fruit de nombreux articles l'an dernier, que vous pouvez trouver là, ou même ici. Cible facile tant ils cristallisaient les reproches faits à cette équipe, ce duo s’était fait discret depuis la reprise : Drummond avait retrouvé un calibre All-Star et Jackson semblait comprendre qu'il était avant tout au service des autres. Pourtant cette nuit, tout s'est écroulé. Reggie Jackson, sans doute chauffé par son duel avec Kyrie Irving, a multiplié les mauvais choix en attaque (0/9 aux tirs) sans rien proposer à la création (seulement 3 ass). Le meneur a même obligé Stan Van Gundy à le remiser de longues séquences sur le banc (19 min de jeu). Solidarité oblige, Andre Drummond en a également profité pour montrer sa pire facette, complètement dominé par... Aron Baynes, son remplaçant l'an passé. Auteur d'un seul petit panier à 3 minutes du terme, Drummond a aussi bien été bloqué au rebond par la défense des Celtics.

Offensivement Detroit ne propose rien. Le schéma avec Drummond en tête de raquette est le nouveau pick'n'roll et se multiplie sans aucune efficacité. Alors les Pistons shootent n'importe comment et de loin en priorité (moins de 30% de réussite en 1ere mi-temps). Tout le 5 majeur se noie (12/50 aux tirs) et les Celtics profitent tranquillement de cet entrainement grandeur nature.

Stan Van Gundy jongle sans succès avec son roster


Contre les Celtics, le manque d'envie global a du faire saigner les yeux de plus d'un fan des Pistons. Outre les problèmes offensifs déjà abordés, Detroit a fait preuve de naïveté en défense et n'a su arrêter (ou même freiner) ni Irving, ni Horford, ni Tatum. Le rookie s'est régalé de loin, devant l'apathie générale des Pistons, inefficaces dans le duel, à l'image d'un Reggie Jackson en mode flop puissance 1000 :

Désemparé devant ce spectacle, Stan van Gundy a tout essayé et souvent n'importe quoi : il a ressorti du frigo Langston Galloway, qu'il ne fait plus jouer depuis des semaines (6 minutes), a essayé Reggie Bullock (7 min) et a enfin donné sa chance à Boban Marjanovic, enfin seulement pendant 5 minutes. Si le coach a tenté après la rencontre de minimiser cette série de défaite, il a pourtant semblé très agacé, notamment lors du 3eme quart-temps, de voir ses ouailles si inoffensives.

Heureusement pour tout le monde, les Celtics se sont un peu relâchés et Detroit a pu recoller à la faveur d'un run de 12-0. Mais même en passant de 63-79 à 75-79, la flamme de l'espoir n'a pas pris tant Boston semblait en maîtrise. Ce sursaut d'orgueil a eu le mérite de réveiller un peu le dernier quart-temps mais au final Detroit s'incline 81-91 et les Pistons en sont à 6 défaites d'affilée, glissant à la 6eme place de la Conférence Est. La prochaine rencontre contre les Nuggets pourrait même les expulser hors de la zone des playoffs...

Aucun commentaire

Fourni par Blogger.