Non classé

Preview Detroit Pistons 2017-2018 : les Arrières

Que cette intersaison fut longue. La NBA reprend heureusement ses droits dans quelques jours et le Media Day a déjà lancé officieusement la saison des Pistons. Pour PistonsFr, ce retour est l’occasion parfaite de vous présenter le roster en 5 previews, une pour chaque poste, à la manière de ce que vous avez pu découvrir l’an dernier.
On continue aujourd’hui par le poste où on ne trouve que des recrues, les arrières (Bradley, Kennard, Galloway).

Avery Bradley | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

Avery Bradley : 

  • La saison passée (16,3 pts, 6,1 reb, 2,2 ass) : Auteur d’une saison réussie chez les Celtics, Avery Bradley fut une victime collatérale de l’arrivée de Gordon Hayward à Boston. Butant sur un mur nommé Cleveland, Danny Ainge n’a pas hésité une seconde à lâcher Bradley, qui représentait pourtant une sorte d’idéal côté Celtics. Pour une fois opportunistes, les Pistons ont sauté sur l’occasion et se sont offert un des plus valuables mouvements de l’été, éclipsé par les autres monstrueuses signatures (PG, Irving, Paul,…).
    Detroit récupère donc un défenseur d’élite mais qui sera free-agent l’été prochain. Il faudra déployer beaucoup d’efforts pour convaincre Avery Bradley de rester dans la Motown et l’opération séduction a déjà commencé pour Van Gundy et son board.
  • La promesse : Avery Bradley débarque comme le spécialiste défensif de l’équipe et comme celui qui va remettre le groupe sur pied de ce côté du terrain. Dans une équipe où personne (ou presque) ne fait d’effort, Bradley assurera avec certitude une production de haut niveau en défense. Du coup on l’attend un peu plus en attaque. S’il est capable de conserver ces qualités de pitbull tout en marquant sa quinzaine de points tous les soirs, Avery pourrait bien décrocher un spot au All Star Game ! Et si on est très optimiste, on peut imaginer un déplacement avec Dede Drummond dans ses bagages… 
  • Le scénario : Avery Bradley va régaler la nouvelle Little Caesar Arena. Le peuple de Detroit tombe rapidement sous le charme de ce defenseur hors-pair, qui n’ouvre jamais la bouche inutilement. Les plus anciens revoient du Ben Wallace dans sa défense, du Billups dans son leardership, du Prince dans sa modestie. En 82 matchs, Bradley force l’admiration de toute une ville, ravie de revoir les playoffs. Mais le bonheur sera de courte durée : plombé financièrement à moyen terme, les Pistons n’offrent pas toutes les garanties à Bradley, qui part dès l’ouverture de la free-agency voir si l’herbe est plus verte du coté de LA.

Luke Kennard | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

Luke Kennard : 

  • La saison passée : Rapidement éliminé avec Duke lors du tournoi NCAA, Luke Kennard s’est inscrit à la draft et les projections l’ont longtemps placé entre la 15eme et la 20eme place. Appelé par les Pistons en 12eme position, Kennard a finalement monté dans la hiérarchie, convainquant les scouts par son shoot de loin et ses capacité de playmaking. Studieux en Summer League, il s’est attiré les louages de son coach Van Gundy, pourtant réticent à faire jouer les rookies. Candidat naturel au back-up de Bradley, Kennard peut d’ors et déjà se féliciter d’être potentiellement le meilleur shooteur de la franchise.
  • La promesse :  Le soir de sa draft fin juin, Luke Kennard avait le sourire. Il savait pertinemment qu’il y aurait de la place à l’arrière, où la situation de KCP devenait de plus en plus intenable. Auteur d’une grosse Summer League, l’ancien de Duke a même dû s’imaginer en starter. Puis le cauchemar a commencé : les Pistons ont recruté l’agent libre Galloway pour 7M/saison (bien trop pour le voir en 3ème arrière) et ont surtout fait venir Avery Bradley à qui ils devront dérouler le tapis rouge pour espère le garder plus d’une saison. Luke Kennard doit donc remiser ses rêves au placard et redevient un projet à long terme. On attend de lui un apprentissage sur toute l’année et des voyages réguliers au Grand Rapids Drive. 
  • Le scénario : Si Van Gundy a multiplié les déclarations d’encouragement envers son meneur “ça va être dur de le laisser sur le banc”, “il a été le meilleur shooteur du training camp”, le coach des Pistons reste fidèle à lui-même et Kennard ne foule la Little Caesar Arena que quelques secondes par soir. Comme Ellenson l’an passé, le rookie apprend à découvrir la NBA par le biais de la G-League. Mais contrairement à Henry, il ne bénéficiera pas des conseils de Rex Walters, promu au sein du coaching staff de Van Gundy. 
Langston Galloway | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en France

Langston Galloway : 

  • La saison passée (7,9 pts, 2,1 reb, 1,3 ass) : Sa fin de saison chez les Kings lui a permis de se montrer au reste de la NBA et Langston Galloway a eu raison de décliner son option à Sacramento. Convaincu par son profil polyvalent et ses capacités de shooteur, Stan Van Gundy a offert au joueur drafté par les Knicks un contrat de 21M sur 3 saison. Un bel investissement sur ce combo-guard, capable de jouer poste 1 aussi facilement que poste 2. 
  • La promesse : Aujourd’hui le rôle de Galloway n’est pas encore clairement défini. Jouant 21 min de jeu en moyenne lors de cette pré-saison, Langston est amené à avoir un rôle dans ce roster. Si sa complémentarité avec Ish Smith a semblé assez évidente, on peut aussi l’imaginer jouer derrière Ish (en cas de défaillance de Jackson). Avec un Kennard qui ne sera de toute façon pas oublié par SVG, LG va devoir s’habituer à un temps de jeu irrégulier et à occuper plusieurs casquettes. Son défi sera de jongler avec, pour répondre à chaque fois présent. le genre de boulot ingrat…  
  • Le scénario : 4 équipes en 4 ans pour Galloway mais à Detroit le natif de Baton Rouge trouve un environnement qui lui plait. Chaque soir, il joue dur, met ses 3-pts et accepte de passer par des temps de jeu inégaux sans jamais se plaindre. Le public de Detroit ne s’y trompe pas et l’acclame chaque nuit. Chez PistonsFR, la perte de Beno Udrih est tempérée par le charisme de Galloway. Lors du trade de Reggie Jackson en février, Ish Smith, Galloway et Kennard se partagent les minutes du poste 1 et celles laissées par Bradley sur le poste 2. Forts de ce nouvel équilibre, les Pistons possèdent enfin un des meilleurs bancs de la NBA.