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Hommage à Jason Maxiell, qui aura fait honneur au maillot des Pistons

C’est avec surprise que nous avons appris la semaine dernière que Jason Maxiell, 8 saisons chez les Pistons et retiré des parquets depuis 2015, avait souhaité signer un contrat symbolique avec Detroit avant de partir à la retraite. Sans être du calibre de Paul Pierce, qui a réalisé la même chose il y a peu, J-Max mérite quand même cet honneur, lui qui a porté haut le maillot des Pistons.

Jason Maxiell | PistonsFR, actualité des Detroit Pistons en france

Drafté en 2005 par les Detroit Pistons, au beau milieu de la dynastie des Wallaces, Billups et Hamilton, Jason Maxiell fera parti du succés de cette équipe. Ses trois premières saisons se concluent d’ailleurs par 3 Finales de Conférence Est, perdues respectivement face au Heat, aux Cavs et aux Celtics. Suite à sa saison rookie, il s’impose comme un solide joueur de banc avec 67 et 82 matchs lors des saisons suivantes (21 min de jeu en moyenne). A partir de 2007, Jason Maxiell deviendra indéboulonnable à Detroit, jamais première option mais toujours avec un rôle important.
Frustre offensivement, Maxiell n’avait en revanche aucune leçon à recevoir quand il s’agissait de défendre son périmètre. Pas le moindre centimètre concédé et des contres à foison, voila la recette assurée quand l’intérieur se voyait offrir des minutes. Dur au mal, Maxiell était un guerrier comme il en manque aujourd’hui dans le vestiaire des Pistons. Numéro 54 sur le dos, Maxiell ne laissait sa part à personne et regardait le joueur adverse droit dans les yeux, qu’il soit role-player ou superstar. 

Maxiell, fidèle aux valeurs de Detroit

Alors si l’intérêt de signer un papier pour partir comme un Piston m’échappe encore, pourquoi le refuser à joueur qui le souhaite? Quand on critique un Durant qui cherche à tout prix une bague ou un KCP qui ne joue que pour le dollar, la démarche de Maxiell fait beaucoup de bien : 

Les meilleures années de ma carrière professionnelle ont été à Detroit et il était important de me retirer en tant que Piston. C’est une franchise spéciale avec une vraie tradition et une histoire. Je tiens à remercier tous les fans qui m’ont soutenu pendant mes huit saisons à représenter Detroit.


A l’échelle de la NBA, Jason Maxiell n’est pas Paul Pierce ou Kobe Bryant. A l’échelle des Pistons, Maxiell n’est même pas l’équivalent de Ben Wallace ou Chauncey Billups. Mais si le front-office des Pistons a eu la bonne idée d’accepter cette requête, c’est que Jason Maxiell a incarné un temps la franchise. Dans un registre plus identitaire, Maxiell représente tout ce qu’un habitant de Detroit peut attendre d’un basketeur : courage, abnégation, physique. Le terme « col-bleu » est peut être utilisé à tord et travers par la communication de la franchise mais avec Jason Maxiell, le peuple de la Motown pouvait s’identifier à son équipe.
N’oublions pas que les 5 années suivantes ont été plus compliqués pour la franchise, qui ne connaîtra un grand vide sans playoffs. Pourtant Jason Maxiell restera, croisera Iverson et Josh Smith et vivra la valse des entraîneurs. Il ne bougera pas de son poste, jouant même 71 matchs titulaire lors de sa dernière saison. Jason Maxiell aura donc fait honneur à la franchise de Detroit et méritait cet hommage aujourd’hui. 
Jason, merci et on espère que ton souvenir motivera certains membres du roster actuel qui ferait bien de regarder ce que tu représentait dans cette organisation…