Course aux Playoffs à l’Est : Detroit va devoir élever son niveau de jeu

Note de PistonsFR : "Aujourd'hui vous avez pour la première fois l’occasion de découvrir un article qui n'a pas été écrit par moi-même mais par un invité, en l’occurrence Anthony Maouchi, grand fan des Pistons avec qui j'échange régulièrement sur les réseaux sociaux. Je vous laisse profiter de l'article signé Anthony mais j'en profite pour le remercier chaleureusement pour ce travail absolument génial qu'il a accompli"


Comme rarement, la course pour l’accession en playoffs dans la conférence Est est très passionnante, tant elle est disputée et implique des franchises phares de la NBA. Dans cette bataille, nos Detroit Pistons sont aujourd’hui dans le bon wagon, puisqu’ils sont calés à la huitième et dernière place qualificative pour la post-season.

Cependant, se satisfaire de cette position aujourd’hui serait fortement se reposer sur nos lauriers et ignorer le combat qui attend les hommes de Stan Van Gundy pour les 14 matchs restants.

Voici un focus sur cette lutte, avec analyse de la situation des Pistons, et de leurs concurrents.

 

Dire au revoir au Palace c’est bien, en playoffs c’est mieux !

Aujourd’hui huitième, la saison des Pistons n’a pas été de tout repos. Ambitieux en début de saison, et attendu par beaucoup dans le top 6 de conférence Est, Motor City n’a pas franchement répondu aux attentes. Pourtant, tout n’a pas été si mal cette saison.

Tout au long de cette campagne, Detroit s’est montré irrégulier, mais au final, de bout en bout, la saison des Pistons est cohérente. Tout d’abord nous avons dû s’habituer à jouer sans Reggie Jackson pendant 25 matchs. Ce ne fut pas de tout repos, mais l’intérim d‘Ish Smith s’est révélé satisfaisant, et les Pistons arboraient un bilan honnête de 13 victoires pour 12 défaites au retour du produit de Boston College, le 4 décembre dernier.

Depuis début janvier, Detroit a également un rythme qui correspond aux attentes du début de saison (même si des matchs très médiocres sont venus noircir le tableau) puisque Motown affiche un bilan de 18-15. Le problème ? Le mois de décembre. Pas plus compliqué que les autres sur le papier, les Pistons ont surtout très peu digéré le retour de Reggie Jackson dans la rotation. C’en est suivi des discordes internes et des frustrations sur le nombre de tickets shoot de chacun, une réunion d’équipe sans le coach et un mythique « Team meeting my ass » de SVG en conférence de presse. Ambiance.

Avec tout ça, les Pistons perdent 10 matchs sur 14 et se sont clairement mis dans la difficulté, quittant le top 8, pour n’y revenir que début février.

Résultat, l’équipe pourrait fortement regretter ce mois de décembre sans lequel Detroit serait sereinement au-dessus de cette course finale, dont nous ne sommes pas certains aujourd’hui de finir vainqueur.


Il reste désormais 14 matchs aux Pistons pour conserver sa place en playoffs et chercher un premier tour afin de dire au revoir au Palace en beauté.

 

Calendrier des Pistons :

Le programme ne sera pas simple puisque Detroit se déplacera huit fois.

Pour ses 6 derniers matchs de saison régulière au Palace, les Pistons auront la lourde tâche de se frotter aux Raptors par deux fois, aux Wizards, et surtout, un match très important face au Heat.

Ce match face à Miami peut d’ailleurs compter double, car au-delà de l’importance immédiate au classement que cela va générer, le tie-breaker sera également en jeu. Aujourd’hui Detroit mène 2-1 sur la saison, et un 3ème succès face aux hommes d’Erik Spoelstra serait un coup de boost primordiale dans la course aux playoffs.

Si on résume, le calendrier est plutôt équilibré mais les Pistons feraient mieux de hausser son niveau de jeu face à des équipes plus ambitieuses, car si l’on se contente de battre les Suns, les Nets et le Magic, la qualification nous passera certainement sous le nez.

À noter également deux déplacements très importants à Milwaukee et Chicago.

Prono : 41-41

 

Chez la concurrence, ça dit quoi ?

Indiana Pacers - 6ème (35-33)

Calendrier: @Raptors, Jazz, @Celtics, Nuggets, Sixers, Wolves, @Grizzlies, @Raptors, Cavs, Raptors, Bucks, @Magic, @Sixers, Hawks

Qu’on se le dise, il est difficile d’imaginer aujourd’hui les Pacers s’écrouler et ne pas faire les playoffs. Leur avance sur le 9ème n’est pas déterminante, ils n’ont pas le tie-breaker sur Milwaukee et Miami, mais Indiana est souvent capable de prendre des matchs quand il le faut.

Il est également important de souligner que l’équipe de Paul George est la deuxième meilleure équipe de l’Est à domicile, et Indiana en aura 7 à jouer au Bankers Life Fieldhouse d’ici la fin de la saison.

Si les déplacements à Toronto (deux fois), à Boston, à Memphis et à Cleveland semblent être des bâtons potentiels dans les roues des Pacers, le reste du programme semble suffisant pour s’assurer de disputer les joutes d’avril.

Ajoutons à cela la très bonne forme récente de Paul George, qui revient fort au meilleur moment.

Prono: 43-39

 

Milwaukee Bucks - 7ème (33-34)

Calendrier: @Lakers, @Warriors, @Blazers, @Kings, Hawks, Bulls, @Hornets, @Celtics, Pistons, Mavs, @Thunder, @Pacers, @Sixers, Hornets, @Celtics

Parmi les concurrents, Milwaukee est certainement l’équipe qui a le calendrier le plus compliqué pour conclure cette saison. Avec 10 déplacements sur les 15 derniers matchs, il faudra être costaud pour Giannis Antetokounmpo et les siens pour rester dans le top 8 à l’issue de la saison régulière.

Cependant, et malgré la blessure de Jabari Parker, les Bucks élèvent leur niveau de jeu au meilleur moment. Ils restent notamment sur un succès de marque chez les Clippers. Malheureusement pour les jeunes daims, il va falloir être capable de créer d’autres surprises afin d’arracher une place en post-season.

Notons que Milwaukee profite du bon retour de Khris Middleton, eux qui n’ont pas été chanceux avec les blessures depuis le début de saison.

Prono: 40-42

 

Miami Heat - 9ème (33-35)

Calendrier: Wolves, Blazers, Suns, Raptors, @Celtics, @Pistons, @Knicks, Knicks, Nuggets, @Hornets, @Raptors, @Wizards, Cavs, Wizards

Au 17 janvier, Miami avait un bilan de 10 victoires pour 30 défaites, et tout le monde s’accordaient à penser que la franchise de Pat Riley était en route pour un joli tanking. Il faut dire qu’avec les départs de Dwyane Wade, Joe Johnson, Luol Deng et la maladie de Chris Bosh, les attentes pour cette saison n’étaient pas énormes. De plus, Justise Winslow s’est fait opérer de l’épaule début janvier, mettant un terme quasi définitif à sa saison régulière.

Deux mois plus tard, au 17 mars, le bilan de Miami est de 33 victoires pour 35 défaites, le Heat reste donc sur un 23-5. Impressionnant.

Le Heat est donc clairement l’équipe avec la meilleure dynamique parmi tous les concurrents au 8ème spot. Ajoutons à cela que leur calendrier n’est pas insurmontable, avec notamment 8 matchs à l’American Airlines Arena sur les 14 restants.

Prono: 41-41

 

Chicago Bulls - 10ème (32-36)

Calendrier: @Wizards, Jazz, @Raptors, Pistons, Sixers, @Bucks, Cavs, Hawks, @Pelicans, @Knicks, @Sixers, @Nets, Magic, Nets

À Chicago, la saison est déjà plus que décevante. Capable de battre San Antonio, Cleveland (3 fois), Golden State et Boston (2 fois), les Bulls ont surtout montré tout au long de la saison une irrégularité à toute épreuve et surtout un basketball difficilement regardable. Pour couronner le tout, le front-office à gratifier ses fans d’une trade deadline affreuse, en laissant partir deux bons éléments (Taj Gibson et Doug McDermott) pour deux joueurs de bout de banc (Cameron Payne et Joffrey Lauvergne).

De plus, tout ça est dirigé par un coach, Fred Hoiberg, qui semble totalement en manque de charisme et surtout, en manque d’idée.
Il n’y a aucune logique, aucune cohérence dans le projet des Bulls et cela se retranscrit parfaitement sur le parquet.

Enfin, nous avons appris hier que la saison de Wade était terminée à cause d’une fracture au coude.

Le calendrier des Bulls pour la fin de saison est difficile dans un premier temps avec les réceptions d’Utah, Cleveland et Atlanta puis des déplacements à Washington, Toronto et Milwaukee. Dans un second temps, le finish sera light puisque Chicago jouera Philadelphie, Orlando, New York et Brooklyn par deux fois. De quoi finir fort.

Prono : 40-42


Pour résumer, la lutte va être disputé jusqu’au bout et rarement autant d’équipes n’ont été impliquées pour essayer de se qualifier en playoffs à l’Est. Il va falloir pour Detroit montrer son meilleur visage sur les 14 derniers matchs pour avoir l’honneur de représenter la franchise en post-season pour la 2ème année consécutive. Une qualification serait importante pour valider le projet mené en commun par Tom Gores et Stan Van Gundy depuis maintenant presque 3 ans, et montrer que la franchise est sur de bons rails.

 

Un dernier run, pour prolonger le plaisir

Annoncé en début de saison, le projet de ramener la franchise à dowtown Detroit a abouti et les Pistons joueront dès la saison prochaine à la Little Ceasars Arena, salle qu’ils partageront avec les Red Wings, l’équipe NHL de Motor City.

Cette décision est le fruit d’un projet longuement mené par Tom Gores, propriétaire des Pistons depuis 2011 avec pour objectif de rendre les Pistons à la ville Detroit. Un déménagement qui permettra à la ville d’avoir des retombées économiques plus important et continuer le redressement de Motown.

L’exercice 2016-2017 est donc le dernier au Palace d’Auburn Hills et ce fut donc l’occasion, tout au long de la saison de rendre hommage aux héritiers de cette salle mythique et aux combats et succès qui y ont eu lieu depuis 1988.

Pour les Pistons, cette salle est synonyme de succès : 3 titres NBA (1989, 1990, 2004), 8 finales de conférence et 5 titres de Central Division en 28 saisons.

Il reste donc six matchs de saison régulière dans ce mythique Palace, et il serait tellement dommage de ne pas avoir l’occasion de dire au revoir à cette salle lors d’un match de playoffs, évènements durant lesquels le Palace d’Auburn Hills a montré son plus beau visage. 

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