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Stan Van Gundy dans ses œuvres : « Rien à faire de savoir qui a la balle ! »

Le match contre Chicago -ou plutôt le non-match- a été le point de non-retour. Pour moi, qui vous ai proposé ma vision toute personnelle des choses, mais surtout pour Stan Van Gundy, lancé dans une de ses envolées lyriques à la fin du match. 24h après, le coach des Pistons ne semble pas avoir trouvé le calme !

Stan Van Gundy et Reggie Jackson | PistonsFR actualité des Detroit Pistons en France
Alors que le fameux « Réunion d’équipe mon cul » restera le symbole de cette crise, Stan Van Gundy s’était montré très en colère contre Reggie Jackson lundi. Au centre de cette fameuse réunion organisée dans la continuité de la défaite contre les Pacers était pointée du doigt la monopolisation du ballon par ce même Jackson. Au lieu de remédier à la situation, le meneur a simplement choisi de faire la gréve du shoot dans le 1er quart-temps, passant systématiquement tous les ballons !
Le premier tir de Reggie a eu lieu dans le deuxieme quart-temps, quand les Bulls avaient déjà plus de 20 pts d’avance. Aujourd’hui, Van Gundy a confirmé que Jackson lui-même avait fait ce choix alors que le meneur déclarait faire ce que les autres attendaient de lui :

Chaque fois que notre meneur n’attaque pas le panier et ne joue pas à l’instinct, vous ne jouez pas vraiment bien. Et lundi soir, je pense qu’il s’est consciemment assuré de passer la balle sur chaque possession parce que nous avons eu certains types bouleversés par le nombre de shoots et des choses comme ça.
Et bien ca ne se passe pas comme ca. Jouer dur, attaquer et s’il y a des gars ouverts, donner-leur la balle. Et si vous avez une chance de marquer, marquer.


Par cette déclaration, Stan Van Gundy condamne en premier lieu Jackson. Le meneur des Pistons n’a pas su faire la part des choses, décidant de bouder au lieu d’agir comme un leader. Mais ses coéquipiers ne sont pas épargnés non plus, qualifiés de « bouleversés » par leur coach.

Les Pistons sont devenus des pleureuses.

Stan Van Gundy et ses discours | PistonsFR actualité des Detroit Pistons en France

Après la défaite de lundi à Chicago, les Pistons en sont à 3 défaites consécutives et quatre revers lors de leurs cinq derniers matchs. Depuis le retour de Reggie Jackson contre Orlando, l’équipe a un triste bilan de 3-6 et la pire moyenne de la ligue en points inscrits avec 93,6 pts inscrits par match. 
Au lieu d’affronter les problèmes comme une vraie équipe, certains joueurs ont exprimé leur frustration quant à leur nombre de ballons touchés
et à un nombre de shoot en baisse depuis le retour de Jackson. Le genre de comportement ne passe pas auprès du coach :

Dans quel boulot votre employeur vous paie-t-il pour vivre votre bonheur ? Ce n’est pas la façon dont ça marche. La plupart du temps, les employés sont censés être payés et rendre leur employeur heureux. Pas l’inverse. 

Ils ont dû changer leur façon de voir les choses . «Je ne reçois pas mes ballons et j’ai moins de minutes» ? Très bien, qui s’en soucie ? Vraiment ? Qui ? Vous êtes payé et même très, très bien.

On n’en saura pas plus sur les pleureuses du groupe mais les changements de ce soir pourraient nous éclairer. L’attitude des joueurs des Pistons est purement scandaleuse. Personne ne s’est plaint l’an passé quand Reggie Jackson prenait tous les tirs dans le 4eme quart-temps ou quand il jouait le pick-&-roll à outrance avec Drummond. Toute l’équipe était derrière lui car à lui tout seul (ou presque) il a mis fin à une disette de 7 ans sans playoffs. Pour tous ces joueurs moyens qui n’avaient jamais vu plus loin que la saison régulière, l’exploit devait être assez incroyable pour contenir leur égo.

Alors 2 mois sans Reggie, des contrats revalorisés donc des têtes qui commencent à enfler ? Peut-être que ces Pistons doivent comprendre qu’ils ne sont encore que des joueurs moyens, sur-payés et déjà chanceux de porter ce maillot historique. Le choix de Van Gundy sera crucial ce soir : va-t-il céder à son groupe et remettre Ish Smith en place ou conforter Reggie Jackson ? Les dernières déclarations vont vers la deuxieme proposition :

Je pense qu’il a été obligé d’essayer de faire plaisir à tout le monde et de faire ce que tout le monde voulait. Allez, vous ne pouvez pas jouer au basket-ball comme ça.