Pistons-Sixers (79-97) : Comme une perturbation dans la Force...

Va-t-on supporter ça encore longtemps ? Une grosse victoire contre Atlanta suivie d'une défaite risible contre Orlando. Un match maîtrisé contre Chicago avant une purge contre Charlotte. Évidemment le solide match contre Minnesota ne pouvait être suivi que d'une défaite. Et cette fois, les Pistons ont connu le Réveil des Sixers (79-97).

Marcus Morris en Jedi | Star Wars PistonsFr, actualité des Detroit Pistons en France


Comment débriefer un match qui n'a jamais vraiment eu lieu ? En cette Star Wars Night, les Pistons n'ont su montrer que leur coté obscur. Alors qu'on pensait Detroit bien au dessus de la pire équipe de la NBA, privée en plus de Joel Embiid, les Sixers ont pourtant attaqué le match par le bon bout et mènent de 15 pts après seulement 8 min de jeu (8-23). A la fin du 1er quart, les Pistons concèdent 20 pts (32-12) et comme une humiliation ultime, la largueur de cet écart est une première pour Philly depuis 2008. A l'époque, les joueurs s’appelaient Iguodala, Andre Miller, Dalembert ou Korver.

Stan Van Gundy, le coach des Pistons, n'a pas caché qu'avec cette entame de match désastreuse, les espoirs de victoires sont partis en fumée aussi vite que la planète Alderann face à l’Étoile Noire:

Nous n'étions pas prêts à jouer ce soir, et c'est ma faute. Mettre une équipe avec ce niveau de préparation, c'est une erreur de coaching. Ils jouaient beaucoup plus vite que nous. Ils étaient vraiment prêts à jouer alors que nous, pas du tout.

Le probleme, c'est qu'aucun des Pistons n'a compris comment stopper l’hémorragie. Ni Van Gundy, ni ses leaders (si tant est qu'ils existent). Alors les Sixers ont déroulés leur basket showtime, avec une réussite insolente et une balle qui tournait à merveille. L'inconnu T.J McConnell s’enflamme (12 pts, 10 reb, 9 ass) et les Pistons deviennent la risée de la NBA à la pause : 37-58.

Un match qu'oublier, Stan Van Gundy doit

 

Andre Drummond | PistonsFr, actualité des Detroit Pistons en France

Hooper, la mascotte des Pistons, a beau essayer de faire oublier la honte du score avec ses gesticulation de Jedi et sa tenue de padawan, rien n'y fait. Le Palace est éteint, certaines personnes sont déjà partie et la seconde mi-temps promet d'être longue. Comme un symbole de l'irrégularité qui entoure Detroit cette saison, les Pistons vont -légèrement- se réveiller. Porté par un Marcus Morris dans l'obligation de combler les lacunes des autres (28 pts à 10/16), Detroit gagne enfin un quart temps (29-22 au 3eme).

Artisan de ce retour, Stanley Johnson profite d'un temps de jeu décent (26 min) pour avoir un peu de sensation et faire parler sa science de la défense (5 interceptions pour lui). Après un passage en D-League qui ressemble bien à une punition, le Stanimal a joué sérieux et c'est sa défense dans le 3eme quart-temps qui rapproche Detroit de l'exploit.

Mieux, cette embellie du 3eme quart se poursuit dans les dernières minutes jusqu'à un -8 qu'on espérait plus (79-97). Apathiques depuis la reprise, avec un T.J McConnell redevenu un simple Stormtrooper, les Sixers sont complétement à la ramasse. Alors que le vent de la défaite commence à souffler pour eux et comme la logique n'existe plus au Palace, Detroit lâche prise et encaisse 10 pts de rang pour finir ce match très embarrassant. Alors qu'on les croyaient capables de maîtriser la Force, les Pistons tiennent finalement plus de Jar Jar Bink que d'Obi-Wan Kenobi...

Boxscore Pistons-76ers Star Wars Night | PistonsFr, actualité des Detroit Pistons en France


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