5 arbitres sur les parquets NBA ? Stan Van Gundy n'est pas d'accord

La D-League ne sert pas qu'à développer les jeunes qui ne jouent pas dans leur franchises. La NBA profite de cette ligue pour tenter des expérimentations qu'elle ne peut se permettre habituellement. Sa dernière idée ? Augmenter le nombre d'arbitre sur le parquet.

Stan Van Gundy et l'arbitrage | PistonsFr, actualité des Detroit Pistons en france

D'ici quelques jours, les Long Island Nets vont avoir l'honneur d'être surveillés par 4 ou 5 arbitres au lieu des 3 habituels. L'expérience va durer pendant 9 matchs, le temps à la NBA de collecter assez de data. L'objectif de la manœuvre ? Savoir si plus d'action humaine peut faciliter l'arbitrage du basket et éviter au maximum la vidéo.

Depuis son annonce, la nouvelle n'a pas convaincu grand monde. Les coachs Spoelstra et Brooks ont immédiatement critiqué l'innovation, arguant qu'une augmentation du nombre d'arbitre n'aurait pas d'autre influence que de diluer les responsabilités.

Stan Van Gundy, le coach des Detroit Pistons, a été lui aussi interrogé sur cette future possibilité. Moins catégorique que ces confrères, SVG préfère néanmoins des équipes de meilleure qualité que plus nombreuses :

Je pense que la chose la plus importante est la qualité de notre personnel d'arbitrage, qui est très bonne quand on regarde nos vétérans. Mais il y a encore beaucoup de jeunes gens à améliorer avant d'être prêts à atteindre ce niveau.

Quand le coach des Pistons compare NBA et salle de classe


Aron Baynes | PistonsFr, actualité des Detroit Pistons en france


Le président/coach de Detroit dit même avoir le raisonnement inverse de celui de la NBA et pense souvent à un fonctionnement à deux arbitres. Toujours dans l'objectif de viser le meilleur :

Regardez, il y a eu des moments où j'ai dit que je préférais aller dans l'autre sens, revenir à deux arbitres et que les deux fassent un arbitrage de grande qualité.

Pour clôturer cette discussion, Stan Van Gundy a concédé comprendre les expérimentations tentées par la NBA, mais a utilisé un exemple de ses années au Miami Heat début 2000 pour montrer  que ce changement ne va pas dans la bonne direction. Le coach des Pistons se base sur un amendement approuvé en Floride limitant le nombre d'étudiants dans une salle de classe, taclant la NBA au passage.

Ma fille à l'époque avait une grande, grande maîtresse, Mademoiselle Gooden. Je me souviens avoir dit lors d'une réunion de la PTA que je préférais mettre 50 enfants dans la classe de Miss Gooden que 20 enfants dans la classe de quelqu'un d'autre parce que la qualité de la personne et son jugement - et ça vaut pour nos arbitres - est plus important que l'avis des instances et des personnes qui s'y trouvent.

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